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TURQUIE

Les négociations d’adhésion de la Turquie à l’Union Européenne qui commencent appellent plusieurs rappels, observations, remarques et mises en garde.

 

La Turquie a fait sa première demande dès le début des années 60 avant même que certains pays, qui sont aujourd’hui membres de l’Union Européenne, ne commencent à imaginer en faire un jour partie… (par exemple : les 3 pays Baltes qui jusqu’aux débuts des années 90 faisaient encore partie de l’URSS)

 

La Turquie n’a jamais rempli les conditions lui permettant d’être membre à part entière en particulier au niveau de son fonctionnement et de sa conception du Droit et des libertés… et cela même si des progrès indéniables ont été réalisés.

 

Le fait qu’elle occupe militairement une partie du territoire de l’Union en occupant la partie nord de la République de Chypre aurait même du interdire tout début des négociations.

 

Les dirigeants européens en décidant du contraire ont pris une lourde responsabilité.

Au-delà de ces questions, deux questions de fond se posent : Contrairement à ce qui, a été dit en France, peut-on imaginer des négociations menées à terme et une fois ce terme atteint qu’un pays puisse dire NON ?

 

C’est inimaginable, immoral et dangereux !

 

La décision d’accueil est, de fait, prise au moment du début des négociations. Reste à savoir à quel moment on considère que les négociations ont abouti.

 

La Turquie veut-elle vraiment être membre de l’Union ?

 

On peut en douter !… d’autant plus que si l’enjeu majeur pour l’Europe est la stabilité du bassin méditerranéen, la Turquie a peut-être un rôle plus important à jouer dans un Moyen-Orient pour le moins instable.

 

Nul doute que depuis la dissolution de l’URSS, elle y songe.

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