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FABIUS LAURENT

J’ai été très proche de lui.

 

Je l’ai rencontré régulièrement pendant des années et j’ai même fait avec lui un de mes deux seuls voyages officiels, sans doute le plus important et le plus passionnant : c’était en 1992 en Israël et en Jordanie, au lendemain de la première guerre du Golfe. Nous avons passé 36 heures dans la région et y avons rencontré les principaux acteurs.

 

Je n’ai, sans doute, ensuite pas su lui en manifester une reconnaissance suffisante et je crois qu’il m’en a voulu.

 

J’ai subi surtout les contrecoups des ambitions naturelles de certains de ses soldat(e)s.

J’ai même, sous les coups reçus, été jusqu’à dire un jour que jamais je ne voterai ni pour lui ni pour l’un des siens, ce qu’il n’a alors sans doute pas apprécié.

 

Et pourtant, depuis décembre 2004 et le référendum sur la constitution de mai 2005, j’adhère largement à son orientation et je salue son courage.

 

C’est aujourd’hui dans tous ses aspects positifs ou moins positifs, le seul vrai héritier de François Mitterrand.

 

Comme lui, il cherche à savoir ce qui est bon pour la France avant de consulter les sondages.

 

Comme lui, il laboure, l’oeil rivé sur le sillon.

 

Je lui souhaite sincèrement le même avenir politique que son mentor.

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