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SIXIÈME RÉPUBLIQUE

L’heure est venue de tourner une page.

 

Si la quatrième République était morte d’un parlementarisme exacerbé générateur d’exécutifs éphémères, la cinquième République n’en finit pas de mourir de sclérose présidentielle et de sous – représentation citoyenne.

 

Il faut donc, sous peine de voir se multiplier des crises urbaines, sociales et sociétales doublées d’élections quelque peu surréalistes à l’instar de celle d’avril et mai 2002 :

 

– redonner un vrai pouvoir au peuple en lui garantissant une juste représentation grâce à l’instauration du scrutin proportionnel et à la fin de tous les cumuls dont jouissent beaucoup trop d’élus,

– garantir un exécutif fort car unique, issu, lui aussi, du suffrage universel, mais tenu de trouver au sein de l’Assemblée Législative, la ou les majorité dont il aura besoin pour agir au quotidien.

 

La fin de la deuxième chambre, le Sénat, véritable vestige d’un autre âge, par la fusion – absorption du Conseil économique et social et l’institutionnalisation de la maîtrise des enjeux écologique… devrait parfaire le dispositif national.

 

Aux autres niveaux, les Régions devraient gagner en puissance par assimilation des départements, et les intercommunalités dépendre directement du suffrage universel tout comme les communes petites, moyennes et grandes dont la légitimité de proximité citoyenne serait ainsi confortée.

 

Sur la base de ces principes, et sous condition de ne pas oublier les conséquences de l’intégration européenne sur nos Institutions, les constitutionalistes pourront donner libre cours à leur imagination, en sachant, qu’en finale, la décision reviendra à tous les citoyens par le biais d’un référendum sans enjeux plébiscitaires.

 

Ce devrait être un des débats majeurs de la Présidentielle de 2007.

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