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(LES) SERVICES PUBLICS EN QUESTION

Il y a deux conceptions pour le moins du service public.

 

D’abord le service marchand plus accessible parce que public même s’il est non rentable car il est subventionné. C’est le plus courant et c’est celui qui perdure parce que le secteur marchand le tolère. Mais il est menacé par les contraintes budgétaires réelles ou décrétées par les collectivités publiques.

 

Et puis, il y a le service public que l’on choisit d’imposer quasiment pour éviter des problèmes dans un avenir plus lointain… Il est rarement réclamé.

 

Sa disparition éventuelle ne provoque pas d’émeutes et sa rentabilité est impossible à calculer.

 

C’est une conception forte de la solidarité. C’est le résultat d’une volonté de projection dans l’avenir.

 

On sait qu’il coûte…

 

On ne peut calculer ce qu’il rapporte mais sa disparition a un coût très élevé qui n’est mesuré que plus tard quand une crise éclate, faute de lien social.

 

Des exemples parmi d’autres : vouloir accueillir les enfants et les jeunes avec des tarifs accessibles dans des structures péri-scolaires, à la cantine, au sport, pendant les vacances, cela a un coût élevé.

 

La suppression de ces structures ou services permet des économies budgétaires qui sont souvent indolores…

 

Mais à terme, cette suppression conduit à une jeunesse déracinée, sans activités, ni points de repère, ni espoir, ni avenir.

 

Il suffit alors d’une étincelle et c’est l’émeute !

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