Carnet n°677 du 13 septembre 2021

« La vie ce n’est pas (que) d’attendre que les orages passent… »

Au moment d’écrire mon 677ème carnet et donc d’en trouver le titre et « la musique », j’ai, comme depuis quelques mois et vu les incertitudes des temps que nous vivons, été tenté par d’autres citations « fortes » d’Albert Camus qui ont en commun de n’être pas très « optimistes »….

à l’image d’une d’entre elles extraite d’« État de siège » publié en 1948 : « L’Homme est fait du bois dont on fait les bûchers »

ou d’une autre extraite de  » L’homme révolté  »  : « Toute forme de mépris prépare ou instaure le fascisme. »

Finalement, c’est auprès de Sénèque, philosophe stoïcien et homme d’État romain qui vécut au début de notre ère de l’an 1 à l’an 65 que je me suis retrouvé en ce lundi 13 septembre 2021 après une semaine à l’image de la météo, faite d’alternance de nuages et de soleil,

 Sénèque qui nous dit encore, à près de 2 000 ans de distance :

« La vie ce n’est pas d’attendre que les nuages passent, c’est d’apprendre à danser sous la pluie. »

Il est vrai que les nuages, dont certains bien sombres, n’ont pas manqué durant la semaine écoulée 

avec la formation, le 8 septembre, d’un  » gouvernement  taliban  » sous l’égide et le joug de « la charia imposée » et ce, pour le plus grand malheur des femmes afghanes,

le rappel des massacres parisiens du 13 novembre 2015 via le procès de ses auteurs ou complices survivants présumés dont Salah Abdeslam qui a confirmé par des propos odieux ce qu’il était, lui (et les siens), 

l’apparition de nouveaux virus et variants  à divers confins de notre planète,  

l’anniversaire du 11 septembre 2001 et ses près de 3 000 morts sur le sol des États-Unis, 

celui du 11 septembre 1973 quand l’assassinat de Salvador Allende a ouvert la dictature de Pinochet, 

un séisme de 5,2 sur l’échelle de Richter en Guadeloupe ,

sans oublier l’attitude de la Chine qui accroît sa domination mondiale, les États-Unis qui perdent leurs repères, la Grande-Bretagne qui menace de rejeter « ses migrants » à la mer, les policiers qu’on insulte à la fête de l’Humanité, 

des événements et des angoisses qui font passer au second plan les  » ennuis » d’Agnès Buzin, les agitations peut-être « prémonitoires » d’Edouard Philippe, les  » sorties » de Didier Raoult, les dérapages des « anti-vaccins » … et, bien sûr, la mort de Jean-Paul Belmondo.

J’arrête là ma litanie car heureusement derrière et à côté de ces nuages, il y a eu des rayons de soleil, 

avec une baisse lente mais continue de la pandémie du COVID, 

la spectaculaire déroute des islamistes au Maroc qui, lors des élections, sont passés de 125 sièges à 12, 

les doutes qui commencent à étreindre  » la macronie  » d’un côté et le camp lepéniste de l’autre… même si, face à eux, c’est encore  » un peu la pagaille  » chez les Verts, à droite et à gauche, 3 camps où les candidatures se bousculent et cela même si parmi elles il en est de  » bonnes  » pour leurs électorats avec Yannick Jadot, Xavier Bertrand, Fabien Roussel et maintenant Anne Hidalgo du côté des socialistes… telle qu’annoncée ce dimanche avec talent et habileté depuis Rouen.

Qui sait ? peut-être qu’une bonne surprise surgira d’une d’entre elles en avril et mai prochains.

      À elles et à eux tous maintenant d’être à la hauteur de ce qu’attendent les Français(es)…

« La balle est dans leurs camps respectifs. »

À Villeneuve d’Ascq, très agréablement, l’heure fut à un soleil automnal et aux prémices du « Revivre enfin… » … pour  » des jours d’après «  qui conjuguent les bons côtés des  » jours d’avant  » avec les nécessités d’un « vivre bien, vivre mieux en vivant autrement »  à travers, entre autres et en vrac :

un colloque à L’université sur le Cinquantenaire  de la Nouvelle Ville de Villeneuve d’Ascq, 

un couscous coloré de l’ARPET au Héron, 

une reprise appréciée en AG de l’association de jumelage entre VA et Leverkusen, 

l’inauguration conviviale et festive de la nouvelle brasserie du Moulin d’Ascq à la Haute-Borne et son ouverture au public, 

la commémoration pleine d’espoir pour le Chili d’aujourd’hui du coup d’État en 1973, un 11 septembre aussi avec ma lecture des paroles d’Allende à qui les temps auront depuis  » donné raison « ,

sans oublier, ce dimanche 12 septembre,

la marché fermier du CIVAM après le Jardin de Cocagne de la veille, ses portes ouverts et son marché festif, 

des expositions au LAM, au Forum des Sciences François Mitterrand, 

« Le temps des chevaliers » au Musée de plein air, « Le Moyen-Âge entre clichés et vérités » à Asnapio, 

sans oublier enfin le sport Villeneuvois et les bons résultats de nos clubs avec la victoire de nos handballeurs en Nationale 1, de nos féminines en football du VAFF, du FOS et du VAM en football masculin…

              Là encore la liste est incomplète…

Mais « qu’est-ce que cela fait du bien finalement » , comme l’a dit Sénèque, « d’apprendre à danser sous la pluie » d’où mon discours volontaire et plutôt optimiste ce dimanche 12 septembre au matin dans un Palacium transformé magnifiquement  devant des centaines de militants associatifs représentants 140 associations présentes 

pour dire ma foi et mon engagement pour ma Ville et ses habitants durant le temps qu’il me reste afin d’être à tous les rendez-vous de l’Avenir et préparer avec détermination celui de nos enfants,

répondant ainsi positivement à Albert Camus quand il nous disait :

                           « Ce n’est pas assez de critiquer son temps, il faut essayer de lui donner un avenir ! » ,

ajoutant par ailleurs dans un de ses carnets :

                         « Pour qu’une pensée change le monde, il faut d’abord qu’elle se change en exemple. »

C’est ce que j’essaie et ce que nous essayons de faire dans mes et nos combats quotidiens et ce, malgré mes difficultés actuelles (que j’espère temporaires) de mobilité…,

même si ,comme l’a dit aussi Albert Camus dans « Le Mythe de Sisyphe », « Il est presqu’impossible d’être logique jusqu’au bout »,

j’essaye de l’être.

Car, comme lui, « j’ai compris qu’il ne suffisait pas de dénoncer l’injustice, il fallait donner sa vie pour la combattre » (Les Justes),

en n’oubliant jamais ce qu’a écrit Emile Zola :

« Rien n’est jamais fini . Il suffit d’un peu de bonheur pour que tout recommence », 

                      Souhaitons-nous donc que ce soit le cas aujourd’hui en ayant « appris à danser sous la pluie… »

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