Discours de Gérard Caudron à l’occasion du 14 juillet 2021

Mesdames et Messieurs les représentants des corps constitués, 

Mesdames et Messieurs les responsables des Associations Patriotiques,  

Messieurs les Porte-drapeaux,

Mesdames et Messieurs les militants associatifs de notre ville,

Mesdames et messieurs membres de nos conseils de quartier et du conseil des jeunes,

Mesdames et Messieurs les élus du Conseil Municipal de Villeneuve d’Ascq, de la Métropole Européenne de Lille, du Conseil Départemental et du Conseil Régional,

Mesdames et Messieurs, mes chères concitoyennes et mes chers concitoyens,

Permettez-moi, une nouvelle fois, en ce 14 juillet 2021, de vous redire mon plaisir et mon émotion de vous retrouver ce matin, ici au pied de l’Arbre de la Liberté sur notre place de la République.

Vous le savez et nous le savons, mais je me dois chaque année de le répéter : notre Fête Nationale, le 14 juillet, c’est d’abord la fête de notre République.

C’est vrai partout en France. C’est peut-être encore un peu plus vrai ici à Villeneuve d’Ascq où nous célébrons le 14 juillet sur cette Place de la République devant notre Arbre de la Liberté, près de notre « Monument aux Morts pour la France » et non loin de la salle Marianne.

Redisons-le-nous donc une fois de plus :

Célébrer le 14 juillet, c’est d’abord célébrer un moment fort de notre Histoire.

Célébrer le 14 juillet, c’est aussi mettre à l’honneur notre République et, aujourd’hui encore, tous  » les héros de la République ».

Célébrer le 14 juillet, c’est enfin rappeler que la France a fait depuis le début de la 3ème République de cette date du 14 juillet sa Fête Nationale. 

Au-delà, du contenu même de la journée du 14 juillet 1789 et au-delà de ses conséquences pour notre pays, le 14 juillet est le symbole d’une intervention majeure et nouvelle du Peuple de France dans son Histoire et dans sa vie.

Avec la Révolution Française, à partir de ce 14 juillet et de la prise de la Bastille, c’est un peuple auparavant « sujet » qui a commencé à devenir enfin un peuple « acteur ».

En ce sens, le 14 juillet 1789 est une des premières de « ces dates symboles » lors desquelles le peuple modifiera le cours des évènements et donc le cours de notre Histoire.

Oui le 14 Juillet 1789, c’est bien le peuple qui est entré en scène et en ce 14 juillet 2021, 232 ans plus tard, il est toujours bon qu’on se le rappelle.

 Mesdames, Messieurs, Mes chers concitoyens,

Le 14 juillet, c’est la fête de notre République, cette République qui est un peu comme l’air que l’on respire, quelque chose dont on ne se rend vraiment compte que lorsqu’elle se raréfie…

En ces temps que nous vivons et qui résonnent d’intégrismes de toutes natures, de violences et de désordres de langage, en particulier dans les réseaux internet, célébrer notre 14 juillet doit être plus que jamais l’occasion de nous rappeler que nous disposons, avec la République et la Démocratie, de biens d’autant plus précieux qu’ils sont rares dans le monde et qu’ils ont plutôt tendance à se raréfier.

La République, rappelons-le, n’est pas seulement une forme de gouvernement.

C’est une éthique, une manière de voir le monde, un mouvement, une espérance. C’est la volonté de faire en sorte que les règles de la vie en commun soient élaborées par l’ensemble de celles et ceux auxquelles elles s’appliquent.

C’est l’exigence d’une Egalité par le respect des différences dans le cadre, bien sûr, de nos règles et de nos valeurs communes, car pour nous Français, la Nation est liée à la République.

            Cela nous donne des devoirs.

Cela aussi définit la Nation française « comme un peuple assemblé dans la volonté de vivre ensemble et de se construire ensemble ».

Dans la crise que nous vivons, qui peut ne pas dire en cette année 2021 que c’est particulièrement vrai, nécessaire, voire vital ?

La Nation ne doit en effet pas se réduire à un  »je ne sais quel conglomérat de communautés soi-disant ethniques, religieuses, ou culturelles ». 

La Nation ne peut pas non plus se réduire à la juxtaposition de groupes autonomes, indifférents ou pire… hostiles.

Nous devons, plus que jamais, faire preuve d’une vigilance extrême pour refuser toute dérive qui accepterait des droits ou des devoirs particuliers pour des groupes particuliers dans la Nation, en refusant aussi toute dérive qui aboutirait à refuser le droit d’appartenance à la Nation à celles et à ceux qui, vivant avec nous et nés (e) à nos côtés, partagent nos valeurs.

C’est tout l’enjeu de l’appartenance à la Nation en termes politiques, sociaux, sociétaux, culturels, citoyens et laïcs.

De ce point de vue aussi, la France, sa République, sa conception de la Nation, peuvent et doivent être un exemple pour une Europe qui, du fait de certains, est malheureusement quelque peu en cours de déconstruction…

Merci donc à vous mes chères concitoyennes et mes chers concitoyens d’être là après des mois de confinements divers et de réductions de certaines de nos libertés, même si sans doute au moins pour parties nécessaires pour éviter le pire du pire… 

Mais, quand même… que c’est dur, surtout quand on sait que c’est loin d’être terminé !

 Que vive donc le 14 juillet 2021… malgré les contraintes qui s’imposent encore à nous et les nuages qui s’amoncellent à l’horizon.

Que vive notre Fête Nationale, avec au cœur de ces 2 mots, Fête et Nationale, le mot Nation dont certains devraient en retrouver le véritable sens.

Ensemble, redisons-le-nous en ces heures incertaines: 

 Vive notre République !

 Vive notre Démocratie !

 Vive notre Fête Nationale !

Vive le France !

Gérard CAUDRON

Le 14 juillet 2021

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