Carnet n°654 du 5 et 6 avril 2021

«  Comme un parfum de fin d’un monde »

C’est en retrouvant par hasard une chanson écrite par Michel Legrand en 2009, « un parfum de fin du monde » que l’idée m’est venue d’en faire le titre de mon 654ème carnet écrit en ce lundi de Pâques 2021 pour une publication le 6 de ce mois d’avril, sauf que, me refusant de jouer les catastrophistes, plutôt que de parler de « fin du monde », j’ai préféré, parce que j’y crois davantage, parler de fin « d’un » monde.

    La fin en effet d’un monde d’inconscience, de gaspillage, d’excès en tous genres, de boulimies de toutes natures, de la domination de l’argent à tous prix sur toutes les autres valeurs, un monde qui je l’espère, sinon je le crois, s’est terminé il y a maintenant plus d’un an avec le début de la pandémie du COVID 19 et, depuis, par son développement, sa gravité et sa pérennité annoncée sous une forme ou sous une autre.

   C’est aussi une de mes lectures récentes d’Albert Camus qui ,en me faisant retrouver une de ses citations portant sur ses « Quatre conditions de bonheur : la vie en plein air, l’amour d’un autre être, l’absence d’ambition et la création », m’a résumé les alternatives possibles à la fin « d’un » monde dont on vit aujourd’hui toutes les dimensions mortifères.

  C’est, j’en suis sûr davantage chaque jour, la fin « d’un monde » que nous vivons avec certes, en conséquences, moins de libertés plus ou moins factices, moins de grandes  fêtes en grands rassemblements, moins de courses à travers le monde pour rechercher ailleurs très loin tout ce que l’on a pourtant près de chez nous, moins surtout de produits et de biens à consommer  en tout temps, à bas prix, moyennant des gaspillages et de la casse sociale et humaine.

  La fin « d’un monde » pour commencer à construire un nouveau monde qui protégera (peut être) nos enfants de la fin « du » monde qu’on nous annonçait, il y a peu, pour la deuxième partie du 21ème siècle.

  Ce nouveau monde résumé par Albert Camus avec ses quatre conditions de bonheur passera (ait) par une vie plus simple, plus saine, faite de petits plaisirs et de petits bonheurs qui font les grands bonheurs avec, en toutes choses, de l’alimentation aux loisirs, une recherche et une organisation de la proximité et des circuits courts qui seuls réduiront les pollutions qui, au rythme actuel, auraient abimé sinon détruit l’espèce humaine dans 50 à 80 ans.

  Au freinage de l’épidémie cher à Messieurs Macron, Castex et Véran qui l’expriment jour après jour en des termes qui m’insupportent, des termes faits d’autoritarisme et de mépris j’oppose la volonté de freiner la course folle d’une vie qui nous menait à une fin collective quasi certaine.

 J’en dirai de même aux « écologistes politiques » pour qui l’écologie ne peut être que punitive alors que je la veux depuis toujours, vivante, aérée, saine, joyeuse, rêveuse…humaine.

« La dernière » de la Maire de Poitiers (dans sa nouvelle bataille de Poitiers bien éloignée de celle de Charles Martel en 732), Madame Léonore Moncond’huy Aurélie, en déclarant que « l’aérien ne doit plus faire partie des rêves d’enfants d’aujourd’hui », vient de rejoindre dans le « grand bêtisier politique » la fin du sapin de Noël de Bordeaux, du Tour de France dénoncé à Lyon, de la viande dans les cantine de cette ville, (rappelons qu’à Villeneuve d’Ascq, chaque enfant peut choisir entre un repas avec viande et un repas sans viande), sans oublier les effets de philosophies où la laïcité passe après les communautarismes (suivez mon regard qui ne cible pas que certains « Verts » ni que Strasbourg)

  On imagine ce qui risquerait de nous arriver au niveau des Hauts-de-France si les calculs politiciens à gauche ne sont pas rapidement cadrés par un programme et des engagements fermes qui nous éviteraient le pire au cas où l’attelage annoncé dépasserait les 20 à 25% que je leur promet en l’état… des chiffres qui ne seraient là que pour  garantir quelques places aux « seconds couteaux » de partis politiques en mal de survie…

  Si Albert Camus disait déjà il y a plus de 60 ans que « la société politique contemporaine est une machine à désespérer les hommes », c’est plus que jamais vrai aujourd’hui avec, en plus, des comportements dignes des « pieds nickelés », des personnages mis en scène en 1908… mais qui, eux au moins, réussissaient à nous faire rire…

  D’ailleurs, si on a eu cette semaine, le mardi 30 mars, un long et bon Conseil municipal principalement consacré au Budget municipal 2021, un long Conseil comme je n’en avais, je le crois, jamais vécu depuis 45 ans, mais aussi un des plus riches avec moultes exemples de nos actions qui démontrent qu’à Villeneuve d’Ascq nous avons ,bien avant la crise actuelle, préparé les bases et les politiques des « jours d’après » que nous mettons d’ores et déjà en œuvre au quotidien, nous avons eu aussi droit à quelques « perles » venant de nos opposant(e)s, après un mail d’une d’entre elle (verte) qui s’étonnait à propos des clubs d’aînés qu’on subventionne « certaines associations qui regroupent des gens qui jouent aux cartes », une autre élue de droite dénonçant nos Conseils municipaux « en présentiel » et le fait qu’on ne donnerait pas ainsi l’exemple du respect du couvre-feu, des Conseils municipaux avec des rapports sur le budget déclarés par elle  » trop détaillés  » Je passe sur d’autres questions et remarques d’autres opposant(e)s que je mettrai encore sur le compte de « l’inexpérience »… pour ne pas être méchant.

  Malgré cela, je le confirme, nous avons eu un long mais bon Conseil municipal avec des élu(e)s qui, en grande majorité, en présentiel ou derrière leurs ordinateurs, ont fait ce pour quoi elles et ils ont été élu(e)s.

  Malheureusement, cette semaine a vu aussi, à propos de la pandémie, des déclarations contradictoires de nos dirigeants nationaux qui ont vraiment la mémoire courte, oubliant d’ailleurs que tout ce qui est enregistré est donc « « re visitable »… (ce qui ne manquent pas de faire les médias)

  Le « macronisme » est vraiment « une machine à désespérer » et je le redis, d’ailleurs davantage sur la forme que sur le fond, sachant que si la difficulté indéniable de bien connaitre le virus et ses évolutions peut excuser des erreurs, elle rend d’autant plus insupportables les contre vérités  qu’on nous assène à longueur de semaines et de mois…

  Quand donc nos dirigeants le comprendront-ils enfin ?

Je n’en dirai pas davantage aujourd’hui, m’interrogeant même sur l’utilité de continuer à écrire un carnet chaque semaine quand, ne voulant pas me contredire, je suis, de fait, très souvent condamné à me répéter…sauf quand moi-même je me suis trompé ,ayant personnellement le courage de le reconnaitre, ce que devrait faire tout le monde politique pour éviter de désespérer les citoyennes et les citoyens.

  Comme j’aimais à le dire à mes élèves quand j’étais professeur à Roubaix : « Entre le mauvais élève qui avoue son ignorance et le cancre qui invente toujours une réponse, je préfère le mauvais élève.

Alors, pour ce qui me concerne  et pour ce qui ne dépendra que de moi, à la question : 

« Stop ou encore ? »,

je répondrai, une fois encore avec une citation d’Albert Camus

« Mal nommer les choses, c’est ajouter des malheurs au monde »,

Pour terminer sur des sourires et des raisons de se réjouir, après les belles victoires de nos Rugby Women du LRMCV et de nos guerrières en basket, c’est le LOSC qui est allé battre le PSG à Paris.

  Enfin, en image finale voire éternelle, en ce samedi 3 avril, ces 22 momies de Rois et de Reines filmées parties rejoindre en cortège « le Musée National de la civilisation égyptienne »…

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