Carnet n°650 du 8 mars 2021

« Entre les ailes d’Icare »

Celles et ceux qui me lisent connaissent, je n’en doute pas, mon goût pour l’Histoire ancienne, la mythologie et les citations d’auteur(e)s venu(e)s de partout et de toutes les époques.

On en retrouve des traces et des éléments dans tous mes carnets en référence et en écho de ce qui s’est passé durant la semaine écoulée ou de ce qui nous attend dans la semaine qui commence.

En ce lundi 8 mars, par ailleurs  « Journée internationale des droits des femmes  » , j’ai, après une semaine dont une certaine « banalité » confirme que finalement certains ont fini par nous faire nous habituer à tout (ou presque), à l’image de « la grenouille plongée dans une eau que l’on fait chauffer doucement jusqu’à ce qu’elle l’anesthésie juste avant de la faire mourir », 

j’ai hésité, pour mon 650ème carnet, entre 2 titres tirés tous deux de la mythologie grecque:

                           « Entre les ailes d’Icare » et « Tomber de Charybde en Scylla ».

Le premier fait référence à Icare, fils de Dédale, qui, avec des ailes de cire fabriquées par son père, s’approcha si près du soleil qu’elles fondirent, qu’il chuta et qu’il mourut.

Le second, en référence à deux monstres marins, Charybde et Scylla,  qui illustre la situation où pour s’échapper à un grave danger on passe à un autre tout aussi grave sinon pire.

On comprend que dans la période que nous vivons, ces deux titres ont tout pour illustrer les évènements qui s’y déroulent et l’attitude de ceux qui nous « gouvernent »… 

D’où mon choix aujourd’hui de l’un des deux, « Entre les ailes d’Icare » en pensant garder l’autre pour un avenir sans doute proche .

Combien, en effet, de femmes et d’hommes parmi ceux qui nous « gouvernent », nous ont gouverné, ou voudraient nous gouverner, qu’ils soient des « politiques élu(e)s », des technocrates non élu(e)s, des « maîtres » de l’économie et des finances, toutes et tous entouré(e)s de multiples « rémoras » (ces poissons ventouses qualifiés de « suceurs de requins » ), 

combien d’entre eux, disais je, « se sont brûlés les ailes » en dépassant leurs limites dans la quête d’avantages plus importants que ceux dont ils disposaient déjà ?

Ma liste en est déjà bien longue au sein de laquelle on retrouvera parmi les noms récents les plus connus, ceux de Nicolas Sarkozy, François Hollande, François Fillion, Jean-Luc Mélenchon voire avant demain surement d’Emmanuel Macron et, je l’espère, de Madame Le Pen .

La liste des Ministres, des chefs d’entreprises, d’acteurs médiatiques, de « vedettes » en tous genres… (j’en passe et des meilleurs)… occuperait à elle seule, tout un de mes carnets…, ce pourquoi je me garderai bien de l’ouvrir sachant que cette liste  n’est pas prête à se clôturer vu tout ce qui nous attend en 2021 et 2022, ne serait-ce qu’avec les élections départementales, régionales, présidentielles et législatives…

« Les ailes de cire » fabriquées par M. Macron et M. Mélenchon n’ont pas fini de fondre et de faire chuter, entre autres, leurs « bénéficiaires de 2017 »… un peu partout en France… et très près de chez nous…

D’où le fait que certains déjà essaient de se « recycler » aux Régionales faute d’avoir su et donc d’avoir « fait le boulot » pour exister dans leurs circonscriptions de député(e)s… (ai-je vraiment besoin de donner des noms ?)

Non seulement ils et elles perdront les avantages qu’ils ont acquis en des circonstances, par des manœuvres et par des choix qui les y ont certes aidés, mais ils et elles n’ont rien fait pour, au moins, rehausser les limites qui étaient et qui sont donc restées les leurs.

Voire pire maintenant, elles et ils sont prêts, pour acquérir d’autres « avantages » en « compensation » de ceux qu’ils vont perdre, à faire perdre celles et ceux qui pourraient, au moins, « limiter la casse »… lors des prochaines élections départementales et régionales.

Même celles et ceux qui ne partagent pas mes idées, me reconnaitront qu’en 45 ans de vie élective, je ne me suis jamais conduit comme cela, que j’ai toujours su mes limites, que je me suis toujours refusé par des manœuvres ou des compromissions à les dépasser pour quelques avantages que ce soient, comme Maire, comme élu de la Métropole, comme élu départemental ou comme Député Européen.

J’ai toujours en tête l’idée d’un site mémoriel internet à défaut d’écrire mes « mémoires », où je rappellerai mes actions, mes souvenirs, mes succès et mes échecs, les occasions que j’ai eu de me rapprocher des « soleils  » de l’État, de l’Europe et de l’international…

J’aurais pu essayer et sans doute me serais-je « brûlé les ailes » ou j’aurais du me compromettre dans des situations où j’aurais rompu l’harmonie, déclarée nécessaire au bonheur par le Mahatma GANDHY, entre ce que j’ai toujours pensé, dit et fait… (Au moins dans ma vie publique…)

C’est peut-être pour cela que 45 ans après (parmi 58 ans d’activités), à 76 ans, je suis encore là… , en activité pleine et entière, au service de mes idées et de mes concitoyen(ne)s pour « gérer l’aujourd’hui et « préparer le demain »

Somme toute, j’ose me retrouver « un tout petit peu » dans l’image du Pape François d’un « Joseph, l’homme qui passe inaperçu, l’homme de le présence quotidienne, discrète et cachée, un intercesseur, un soutien et un guide, dans les moments de difficultés ».

(Pour la petite histoire d’ailleurs , je me souviens, j’avais alors 8 ou 9 ans, que lors d’une semaine organisée à la cathédrale de Laon par des missionnaires « revenus des colonies » j’avais tenu le rôle de  Joseph dans un spectacle vivant…)

 Cela dit… n’exagérons pas… cette anecdote n’étant là que pour faire sourire certain(e)s de mes lectrices et lecteurs.

Au demeurant, j’espère que celles et ceux qui nous manipulent avec arrogance ou condescendance  dans la gestion de l’épidémiequi nous disent à longueur de semaines « le tout et son contraire » en nous promettant n’importe quoi… se bruleront les ailes à l’image d’Icare car c’est le seul moyen de réconcilier les peuples avec leurs dirigeants politiques .

En attendant, je joue le rôle que je me suis assigné dans la gestion de la crise épidémique malgré les insuffisances de l’État qui méprise la grande majorité des  élus(e)s locaux quoiqu’il en dise 

En tant que Maire je pourrais en témoigner » si nécessaire » …n’ayant pas, à priori, envie de « jeter de l’huile sur le feu ».

Ce week-end,  les 2 centres de vaccination villeneuvois auront parfaitement fonctionné même si nous n’en avons  été avertis que mercredi… et ce grâce à l’hôpital privé d’une part et à nos partenaires du monde médical du secteur avec qui nous travaillons depuis plus de 2 mois d’abord à Marianne et aujourd’hui à l’Espace concorde d’autre part… sans oublier nos services municipaux.

En attendant aussi nous faisons tout ce que nous pouvons en termes de sécurité malgré les désengagements de l’État en termes d’effectifs disponibles.

Nous assurons toujours tous les services publics de nos compétences malgré le fait que l’État ne nous y aide pas, bien au contraire en nous imposant des dépenses supplémentaires non compensées.

Nous préparons bien sûr un budget 2021 équilibré avec une « fiscalité qui restera maitrisée » et qui préparera, sans douleur, les budgets des années 2022, 2023 et 2024.

Somme toute, nous mettons, plus que jamais, l’Humain au cœur de tout et l’individu(e) avant les chiffres et les statistiques… quel qu’ils soient.

« En même temps », pour reprendre une formule devenue célèbre mais qui, avec nous, est juste, nous préparons l’avenir pour vivre mieux, plus simplement et plus sainement en termes d’alimentation, de loisirs, de déplacements dans notre Ville, de nature, d’écoute citoyenne, de tourisme de proximité, le tout, avec bon sens et modestie pour tous , dans tous les domaines et pour tous les âges !

C’est pour nous et c’est pour moi vital en termes d’avenir pour nos enfants, tout se jouant dans la décennie 2020/2030. Je ne cesse de le répéter et toutes les études prospectives nous le confirment.

Je ne fais pas parti de ces « nouveaux écologistes » encore plus politicards que les autres, dont j’entends certain(e)s en Conseil Municipal et à la MEL qui s’allient  ou qui viennent de partis qui étaient, il n’y a pas si longtemps, de fougueux « productivistes »… et qui maintenant nous donnent aujourd’hui des leçons en la matière.

Si Villeneuve d’Ascq est ce qu’elle est, c’est parce que j’agis et que nous agissons dans cette voie depuis plus de 40 ans !… (Excusez du peu Mesdames et Messieurs les » pourfendeurs » !)

Nous avons toujours et j’ai toujours été « un vrai écologiste »,  un écologiste pour le plaisir et le bien-être des citoyens…,  jamais un écologiste punitif … C’est cela qui fait notre principale et majeure différence, qui explique les proximités entre les verts et les insoumis  et c’est cela auquel les villeneuvois(e)s ont toujours adhéré en me soutenant.

Oui, et durant le temps où je serai encore là, je travaillerai pour les citoyen(ne)s dans le présent, pour le quotidien et la vie aujourd’hui tout en préparant l’avenir grâce  et avec un développement durable, de la proximité, de la qualité, de la simplicité ,de la sécurité (et donc en défendant nos forces de l’ordre) ainsi qu’avec l’exigence de toutes les conditions de la laïcité… contre toutes les dérives et lâchetés communautaristes, religieuses ou (et) autres !

Certain(e)s, en arrivant à la fin de la lecture de ce 650ème carnet, se diront ou me diront peut-être que « tout cela est bien beau mais que c’est impossible ».

Avec André Maurois, je leur répondrai que : 

« Le monde progresse grâce aux choses impossibles qui ont été réalisées » ,

en ajoutant avec Émile Zola que :

« Rien n’est jamais fini. Il suffit d’un peu de bonheur pour que tout recommence ».

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