Carnet n°648 du 22 février 2021

« Et si on faisait de 2022 l’année du « Revivre enfin … autrement ? »

Alors qu’en ce début 2021, nous sommes encore, sinon plus que jamais, au cœur d’une crise sanitaire, économique, sociale et sociétale dont la gravité est au moins du même ordre que ce que nous avons connu en 2020…. la lassitude, l’épuisement moral et le manque de véritables espoirs d’en sortir… en plus,

j’ai voulu, à l’occasion de mon 648ème carnet, à quelques jours du 45ème anniversaire du jour où j’ai siégé pour la première fois en Conseil Municipal sous la Présidence du Maire d’alors Jean Desmarets et ce, suite à la victoire de la liste d’Union de la Gauche que je menais lors d’une élection partielle, 

j’ai voulu, disais-je, lancer un message d’espoir : celui de « Revivre enfin… et autrement en 2022 » et donc de faire en sorte de préparer en 2021 cette nouvelle et belle étape pour notre Ville et mes concitoyen(ne)s.

    Je me suis, bien sûr, appuyé pour cela sur ma volonté et ma détermination qui restent intactes malgré les coups reçus, la dureté des temps, « la navigation à la godille » de nos gouvernants, les problèmes qui assaillent les plus fragiles de nos concitoyen(ne)s et les égoïsmes trop fréquents chez beaucoup d’autres…, mais aussi, et heureusement, sur ma confiance en l’humain que j’ai toujours au fond de moi en écho à cette citation d’Albert Camus  dans son roman « La Peste » :

« Et pour dire simplement, ce qu’on apprend au milieu des fléaux, c’est qu’il y a dans les hommes plus de choses à admirer que de choses à mépriser. »

d’autant que, comme l’a dit Edgar Morin :

« l’Avenir, c’est la conscience ! »,

sachant que, selon un proverbe irlandais :

« l’espoir, c’est ce qui meurt en dernier. »

    En 2021 donc, avec une démarche citoyenne et budgétaire prudente et de bon sens qui accorde une priorité au quotidien sans négliger la préparation des conditions d’un avenir différent et meilleur qui s’éloigne de la technocratie dominante et de tous nos travers consécutifs à l’obsession « du tout et du tout de suite »,

il nous faudra préparer et essayer d’imposer des aménagements urbains qui répondent aux besoins que la crise a révélés à certains tout en les confortant chez d’autres, déjà conscients bien avant… ces autres dont je fais partie.

   Si notre Ville aura peut-être mieux traversé que d’autres la terrible crise du COVID et ses conséquences, c’est sans doute grâce à 4 décennies d’aménagements et de constructions mieux maîtrisés qu’ailleurs, une nature préservée au sein même de la ville avec des lacs, des espaces verts, des jardins, de l’agriculture et des forêts… (à raison de 1000 hectares sur 2600) ce « qui ouvrent grandes les portes » d’une ville nourricière où la biodiversité s’enrichit…

   On peut et on doit, à partir de 2022, faire plus et mieux encore si la loi nous le permet et donc si nos lois s’adaptent  « aux jours d’après », ce qui n’est malheureusement pas encore le cas.

   Il en est de même pour nos services publics, si et à condition que l’État cesse de nous « garroter ».

  Il nous faut aussi poursuivre toutes nos politiques à dimensions humaines pour l’enfance, la jeunesse, le sport, la culture populaire pour tous, les réponses aux contraintes du vieillissement pour rester à tout âge un(e) citoyen(ne) à part entière… « en rajoutant de la vie aux années après avoir rajouté des années à la vie… ».

  Tout cela nous permettra de vivre mieux en vivant plus simplement sans avoir, pour y arriver, obligatoirement davantage de moyens et donc sans toujours gaspiller plus et polluer notre environnement.

                       Oui « revivre enfin et autrement » après la crise,

c’est créer les conditions d’un « vivre mieux » sans condamner l’avenir de notre planète et donc de l’espère humaine.

     Alors, en 2021, préparons une relance de la vie associative qui, sans cela, sans imagination et sans efforts risque de ne pas vraiment reprendre…

    En 2021 préparons aussi du tourisme et des loisirs de proximité ainsi que des festivités adaptées à des conditions sanitaires qui ne se modifieront pas « comme de par un coup de baguette magique… » tant que le virus circulera.

Retournons à la nature avec des habitudes retrouvées d’une alimentation saisonnière plus saine et plus partagée.

Somme toute, si on le veut vraiment et si on fait ce qu’il faut pour cela dès 2021, à partir de 2022, on pourrait vivre mieux en vivant autrement. 

Il faut s’y préparer pour que la décennie 2020/2030 soit celle qui nous permettra de démentir les prévisions terriblement pessimistes et mortifères pour l’espère humaine pour 2050 et les décennies qui suivront ,des années que beaucoup d’entre nous, bien sûr, ne connaîtront pas… mais que connaîtront nos enfants et nos petits-enfants, … ne l’oublions jamais.

   Nous avons dès aujourd’hui, dès 2022, dès cette décennie, le devoir d’agir et de tout faire pour que nos enfants et petits enfants puissent vivre, sinon survivre !

   C’est de tout cela, pour Villeneuve d’Ascq et au-delà, dont j’aurai voulu voir débattre à l’occasion du 50ème anniversaire de notre Ville.

Cela ne nous a pas été possible en 2020, d’où l’enjeu de l’échéance 2022 qu’il nous faut préparer en cette année 2021,

« tout en faisant tout » pour combattre le virus, ce que nous faisons ,nous les élu(e)s locaux depuis un an,  à condition que l’État nous en donne les moyens, voire qu’il cesse de nous les enlever. 

   En 2020 nous avons été en première ligne de ce combat avec les masques, les tests et les mesures barrières à mettre en œuvre « d’un jour sur l’autre » dans nos équipements.

   En 2021 nous le sommes encore avec, en plus, nos deux centres de vaccinations.

   En 2022 nous réactiverons « tout ce qui fait la vie », avec tous les Villeneuvois(es) qui le voudront, en y mettant les moyens nécessaires grâce à nos politiques économes réalisées qui nous ont laissé quelques marges.

Nous devrons le faire non pas par la simple reprise de ce que l’on faisait avant, mais, partout, à tous les niveaux, en imaginant de nouvelles formes de vie, de loisirs, de travail, d’alimentation, d’urbanisme, de services… plus simples, moins coûteuses et donc davantage respectueuses de la nature et de l’Avenir !

                            Et oui, malgré tout, il faut y croire… et moi j’y crois !

De toute façon… il n’y a pas d’autres voies possibles.

Comme l’a dit Helen Keller :

« L’optimisme est la loi qui mène à la réalisation. Rien ne peut se faire sans l’espoir et la confiance. »

Et à toutes celles et tous ceux qui désespèrent comme il m’arrive d’ailleurs souvent de désespérer, je citerai le philosophe Alain pour terminer ce carnet que j’ai voulu un peu plus court que d’habitude :

« Le pessimisme est d’humeur, l’optimisme est de volonté »,

voulant croire à ce stade de ma vie, comme Emile Zola ,que :

     « Rien n’est jamais fini, il suffit d’un peu de bonheur pour que tout recommence. »

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