Carnet n°632 du 2 novembre 2020

« Quand c’est fini, ça recommence … bis repetita »

En préparant mon carnet n°632 de ce 2 novembre  , « jour des morts » dans le calendrier chrétien ,au lendemain du 1 novembre , « fête de tous les saints pour ces mêmes chrétiens,  et ce, après une nouvelle et bien pénible semaine écoulée 

marquée par l’assassinat terroriste islamiste de deux femmes et d’un homme dans la cathédrale de Nice par, nous dit-on, un jeune tunisien venu spécialement à Nice pour égorger,

marqué également par la confirmation de l’annonce d’un re confinement pour « une longue durée »  des Françaises et des Français (en dehors, bien sûr ,ne l’oublions jamais, de celles et ceux qui continueront à prendre des risques pour permettre à tous les autres de vivre et de celles et ceux qui permettront à l’économie ainsi qu’à l’école ,de survivre), 

j’ai choisi de reprendre le titre déjà utilisé le 28 septembre dernier, un mois tout juste avant l’annonce présidentielle de ce mercredi 28 octobre,

« quand c’est fini, ça recommence… » en y ajoutant « bis repetita », une locution adverbiale latine signifiant « événement répété deux fois… » ,sachant quand même, comme le disent les scientifiques et « dame nature », que la deuxième fois, en toute chose, est forcément différente de la première.

   Et c’est vrai dans les deux cas qui ont douloureusement marqué cette semaine, avec un assassinat islamiste programmé de l’extérieur et réalisé après un passage via les réseaux de réfugiés dans un contexte de haine religieuse contre la France organisé dans de nombreux pays « arabo musulmans »,

ce qui, bien sûr, n’est pas « pire » que l’égorgement de Samuel Paty, mais différent et qui constitue donc un élément d’escalade supplémentaire dans cette guerre dont les acteurs « masqués ou non » sont multiples.

Je ne cesse de le dire depuis des années à celles et à ceux qui refusent d’ouvrir les yeux, voire qui espèrent « politiquement » en profiter…

Je n’en dirai pas davantage aujourd’hui en tant que Maire de Villeneuve d’Ascq…

« bis repetita » aussi pour l’épidémie de COVID-19 avec un re confinement décrit pourtant par nos dirigeants fin septembre comme « le pire absolu » qu’il fallait absolument éviter ce qui, pour eux, justifiait les mesures qui allaient se multiplier dans un complet désordre tout au long du mois d’octobre…, un confinement dont je n’ai ni les moyens, ni l’envie de le contester si tout ce qui est dit sur l’état de l’épidémie est vrai,… et là encore je n’ai ni les moyens, ni l’envie de dire le contraire…

   Un deuxième confinement face à une deuxième vague (bis repetita…) mais bien plus dur à vivre que ne l’avait été le premier face à la première vague.

C’est pourquoi ,

sans oublier, en effet, même si on en parle moins que du reste, ses difficultés matérielles de mise en œuvre, ses incertitudes, ses éclaircissements nécessaires, son impréparation manifeste , ses injustices, les angoisses des plus fragiles et des moins « protégés » qui avaient pu échapper à la première vague, 

sans oublier non plus ces « idées de génies » et ces « arrêtés » illégaux de maires qui ne servent qu’à faire parler de leurs auteurs au prix d’un trouble accru pour les citoyen(ne)s,

sans oublier enfin ces citoyennes et ces citoyens qui s’excitent toujours sur des sujets et des problèmes autrement moins graves que le terrorisme et le COVID-19,

je sens et je dis que cette deuxième vague et le re confinement sont et seront beaucoup plus durs à vivre que la première 

parce qu’on est en automne et pas au printemps, 

parce que si le premier a eu quelques « avantages » pour certain(e)s, le deuxième n’aura que des inconvénients (et le mot est faible) pour tous,

parce que surtout on n’a plus les mêmes perspectives et espoirs d’en sortir.

En mars, avril et mai, on raisonnait en termes de semaines. Aujourd’hui ou nous parle de mois, voire d’années, sans oublier non plus que le pire ne peut plus être exclu, ce que j’illustrerai par une citation :

« Quand vous verrez la lumière au bout du tunnel, priez pour que ce ne soit pas le train qui arrive! »

Et de rappeler à ce stade ,sans faire de comparaison et encore moins de prédiction imbécile ou indécente, que la grippe espagnole durant les 2 années 1918 et 1919,il y a donc un siècle ,  apparue aux États-Unis, a fait, pour l’Institut Pasteur entre 30 et 50 millions de morts sur notre planète (qui comptait alors 1,8 milliards d’habitants contre près de 8 milliards aujourd’hui), et jusqu’à 100 millions de morts selon d’autres sources…

Des chiffres à comparer peut-être aux 18 millions de morts civils et militaires de la première guerre mondiale et des chiffres équivalents à ceux de la seconde guerre mondiale …

Une épidémie de la grippe espagnole qui, à titre d’exemples, causa la mort du grand-père de Donald Trump, du Président du Brésil, de l’Archiduc d’Autriche, d’Apollinaire et d’Edmond Rostand… et, bien sûr, de bien d’autres…

   En termes de conséquences et de réactions « humaines » on risque de se rapprocher de plus en plus des scénarios de films post-apocalyptiques…

On n’en est heureusement pas encore là, mais cela implique quand même, puisqu’il n’y a plus aujourd’hui d’autre solution,que chacun fasse en sorte de tout faire pour freiner la circulation du virus…sans polémiques ni agitations.

Le temps viendra plus tard, si l’épidémie « s’arrête »…. de faire les comptes, d’établir des bilans et de rechercher les responsabilités !

Et chacun de méditer, à l’heure actuelle de sa vie et quels que soient ses rêves et ses ambitions, cette citation de Mokhtar  Reguieg :

« L’Homme doit savoir que son destin se trouve au bout du tunnel et non à son entrée »,

une citation que je dédie aujourd’hui au Président Macron…

« Quand c’est fini, ça recommence… »,

comme le chantait Léo Ferré en 1960 en des termes et avec des paroles beaucoup moins angoissantes à une époque pleine d’espoirs, où le respect existait et où chacun(e) attendait davantage de ses propres actes pour gérer sa vie, que des autres, des chefs ou de leurs prétendants, de « gourous » et de prophètes…

Mais c’est malheureusement ainsi. La démagogie, le « laissez faire », les lâchetés, les égoïsmes, la mémoire courte et les réseaux internet (que je refuserai toujours de qualifier de » réseaux sociaux »), sont passés par là, qui n’ont malheureusement pas que touchés « les plus jeunes » (qui ont au moins l’excuse de n’avoir pas connu autre chose…) mais aussi des « plus vieux » qui ,pour moi ,n’ont pas les mêmes excuses…

  Que sera la semaine qui s’ouvre aujourd’hui en ces deux domaines du terrorisme islamiste et de l’épidémie ?

Personne, et certainement pas moi, ne peut le dire… après tout ce que je viens de rappeler aujourd’hui, en espérant ne pas devoir lundi prochain reprendre ce même titre « quand c’est fini, ça recommence… » pour une troisième fois,

tout comme j’espère que ,dans les mois qui viennent ,on ne se rapprochera pas davantage du titre du film « La cinquième vague » mais plutôt d’un autre finalement plus optimiste, « Le jour d’après » un film qui m’avait fait parler à propos de » l’après crise » « Des jours d’après » (en précisent toujours d’ailleurs « si un jour ils arrivent…)

   Mais cette semaine qui s’ouvre aujourd’hui verra peut-être aux États-Unis ce constat repris avec ce même titre si par malheur Donald Trump était réélu…, le système électoral américain étant tel que tout pronostic reste plus qu’aléatoire.

(Rappelons, en effet, que Donald Trump avait été élu avec moins de voix que son adversaire Hillary Clinton).

      Finalement ,

« Qui vivra, verra… »

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