Dans la décennie à venir, plus que jamais, il nous faut des villes vertes, natures et arborées !

A l’heure des « grandes canicules », celle de cette fin de mois de juin 2019 et surtout celles de plus en plus fréquentes et de plus en plus intenses annoncées pour les décennies à venir, on entend certain(e)s déplorer « le manque de verdure dans des villes de plus en plus denses », des densités légitimes quant il s’agit d’éviter l’étalement urbain, parfaitement illégitimes quand il s’agit de maximiser les bénéfices des promoteurs immobiliers.

En tant que Maire de Villeneuve d’Ascq, une des 9 villes nouvelles françaises lancées dans les années 60 du 20ème siècle par le Général de Gaulle, une ville nouvelle, Villeneuve d’Ascq,  qui a fait le choix dès la fin des années 70 d’en rester à moins de 70 000 habitants alors qu’il en était prévu plus de 120 000, un choix que j’ai fait qu’on imagine difficile vu les intérêts financiers considérables publics et privés en jeu, mais un choix qui, aujourd’hui, permet de comptabiliser et de rappeler quelques chiffres que je qualifierai « d’impressionnants » :

  • Sur 2746 ha de superficie communale, il y a 1000 ha de parcs, de lacs, de terres agricoles, d’espaces verts, de jardins collectifs, de forêts… soit près de 160 m² en moyenne par habitant.
  • 30 kms de chemins piétonniers.
  • 6 lacs.
  • 200 ha d’espaces naturels dont les 50 ha du parc urbain, la colline des Marchenelles, le parc Saint-Jean, les 120 ha de la zone du Héron et ses 200 espèces d’oiseaux.
  • Plus de 230 000 arbres en domaine public (un chiffre en constante augmentation), et presque autant en domaines privés (où les risques d’abattages sont beaucoup plus grands).
  • Les 300 hectares de terres agricoles « sauvées de l’urbanisation », la plupart aujourd’hui en propriété publique MEL, ce qui « garantit » leur pérennité et nous permettra de concrétiser le concept de « Ville nourricière » dans les prochaines années.

De « l’écologie au quotidien à Villeneuve d’Ascq », comme je le disais en 1970 à « Villeneuve d’Ascq Ville Nature et nourricière », comme on le dit et on le veut en 2019, on mesure tout ce qui s’est déjà fait et on s’engage à faire encore plus pour répondre aux enjeux vitaux de nos villes, pays, continents et planète.

Gérard Caudron

Maire

Vice Président de la MEL

Le 26 juin 2019

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