Carnet n° 549 du 8 avril 2019

« Bien penser, bien dire, bien agir… »

C’est en visionnant, pour la troisième fois depuis sa sortie en salle le 24 octobre 2018, ce film émouvant, talentueux et tellement juste dans toutes ses dimensions qu’est « Bohemian Rhapsody », que l’idée m’est venue de prendre pour titre de mon 549ème carnet ces mots prêtés au père de Freddie Mercury qui, comprend-t-on, résume sa philosophie de la vie :

« Bien penser, bien dire, bien agir ».

Il est vrai, en effet, que toute femme et tout homme qui souhaite avoir une vie bien remplie, au sens donné par Léonard de Vinci qui en fait la condition « d’une mort paisible », (Léonard de Vinci qui nous a quittés il y a 500 ans en 1519 mais qui semble, quand on connaît ses œuvres et ses prémonitions, avoir été « un voyageur du temps »), toute femme et tout homme, disais-je, doit essayer de conjuguer ces termes et dans cet ordre « Bien penser, bien dire, (bien écrire), bien agir ».

C’est, je veux le redire aujourd’hui, ce que j’aurai essayé de faire durant toute ma vie publique sans, bien sûr, et je le regrette, avoir toujours réussi à le faire …

« Bien penser », avec rigueur, lucidité, honnêteté et attachement à mes valeurs.

« Bien dire (et écrire) » en me refusant à dire et à écrire (et ce n’est pas évident en politique) ce que je ne pense pas, ni ce en quoi je ne crois pas.

« Bien agir »…, ce qui n’est pas le plus simple, car la volonté personnelle seule ne suffit pas, vu que « bien agir » dépend aussi (et parfois surtout) des autres avec qui on agit…

C’est aussi la conjugaison de ces termes et dans cet ordre qui me sert de « critères de jugement » quand « je m’autorise » à tort ou à raison, à juger les autres, en particulier dans ma vie publique et politique, ce qui peut me conduire à apprécier davantage certaines et certains dont je ne partage pas toutes les idées et actions mais dont j’apprécie les cohérences… Ce qui n’est pas toujours le cas de certaines et de certains qui, en politique, semblent pourtant m’être beaucoup plus proches.

J’éviterai, à ce stade, d’en donner des exemples trop précis n’étant pas, en la matière et en aucune façon, « un juge suprême », d’autant que je n’ignore pas toutes les erreurs que j’aurai pu faire dans tous les domaines durant toute ma vie.

J’ignore si un tel « juge » existe et, si oui, où il est ? Et sous quelle forme ?, … en reprenant à mon compte pour illustrer cette ignorance, cette citation de Léonard de Vinci : « Jamais le soleil ne voit l’ombre » (et vice versa pour ce qui me concerne)

« La fin différée » du débat national voulu par le Président Macron et l’annonce (peut être) de suites données aux doléances massivement exprimées, devraient me et nous permettre de mesurer la cohérence ou non entre « sa pensée, ses discours et ses actes »… que cela nous plaise ou non.

La campagne qui s’ouvre pour les Élections Européennes du 26 mai prochain devrait en faire une démonstration comparable, même si, à ce niveau et quand j’entends les déclarations des « chefs de file » politiques…, j’ai encore moins d’espoir d’y retrouver une once de cohérence, voire une once d’existence, de ces termes « penser, dire, écrire et agir ».

Et c’est pour moi beaucoup plus grave pour l’Europe et pour la France que la côte de popularité du Président Macron et de ses troupes (qui s’identifient de plus en plus au mythe des « Marie Louise » de Napoléon 1er à la fin de l’Empire),

vu que les conséquences d’un échec éventuel de la « macronie » n’auraient rien de comparables avec les affres pour l’Europe d’un retour à une situation du type de celle des années 30 du 20ème siècle.

On aura l’occasion de se le redire avec gravité et émotion durant le week-end prochain des Rameaux, les 13 et 14 avril 2019, lors des Commémorations du 75ème anniversaire du Massacre d’Ascq du 1er avril 1944, (quelques jours alors avant, c’était le 6 avril 1944, la déportation suivie de mort des 44 enfants juifs d’Izieu accompagnés d’adultes) et quelques semaines avant l’horreur absolue d’Oradour-sur-Glane.

Puissent les Français et les Européens ne pas avoir « la mémoire courte » et ne pas confondre l’Union de l’Europe qui nous a valu 74 ans de Paix et les légitimes désaccords avec telles ou telles politiques européenne !

Ce n’est pas, par exemple, parce qu’on n’est pas d’accord avec la politique de notre gouvernement qu’on remet en cause l’existence même de la France.

J’ajoute, à l’intention des pourfendeurs de l’Europe, qu’ils devraient méditer les « pérégrinations » britanniques à l’heure du Brexit qui aurait déjà dû sonner et qu’ils s’emploient à « arrêter  les aiguilles »…

En Europe aussi et pour l’Europe, il faut veiller à avoir une cohérence entre « bien penser, bien dire et bien agir ».

« Plus près de nous », le Conseil de la MEL qui, vendredi dernier, a duré plus de 6 heures, où on a vu (la et) les majorités éclater, « des armes sorties de leurs fourreaux », des phrases assassines assénées ici et là, sans aucun souci de cohérence pour certain(e)s entre les votes d’hier et ceux d’aujourd’hui, ni donc entre « pensée, discours et actions » et j’ajouterai ni un minimum de loyauté de la part de certain(e)s qu’il nous faudrait tous, collectivement retrouver, car, en ces temps difficiles, notre Métropole Européenne de Lille ne peut se permettre de perdre un an.

Heureusement, pour l’instant, à Villeneuve d’Ascq, (contrairement à d’autres nombreuses communes où l’horizon des municipales fait éclater des crises), le travail continue en harmonie après le vote du Budget 2019 à la quasi unanimité et je veux saluer à nouveau l’esprit de responsabilité des oppositions qui font effectivement passer Villeneuve avant tout.

Il y a, bien sûr, eu le coup de griffe des Verts villeneuvois (et de leur cheffe), mais…

s’il est un domaine où nous sommes inattaquables, c’est bien dans notre image « Villeneuve d’Ascq, Ville nature » et son projet de « Ville nourricière »…

Je leur ai répondu « avec modération » et, là aussi, j’espère que le bon sens l’emportera.

Nous continuerons à travailler dans cette voie en conciliant nature, agriculture et besoins en logements et emplois.

Nous avons aussi lancé une grande démarche pour économiser encore plus l’énergie que nous consommons dans nos services et équipements, sans pour autant réduire le bouillonnement des activités associatives, culturelles, sportives et festives dans notre ville qui font notre attractivité et notre qualité de vie.

La mise à l’honneur de Philippe Roger et de Résidence + en ont été un élément ce samedi tout comme celle de Jean Marie Mocq avec la pose, au Mémorial d’Ascq 1944, d’une plaque à son nom qui s’inscrit dans les Commémorations du 75ème anniversaire du Massacre d’Ascq et celle, le 25 février 2020, du 50ème anniversaire de la fusion de Flers, Annappes et Ascq qui a créée Villeneuve d’Ascq.

On le voit, dans l’esprit de « Bien penser, bien dire et bien agir »,

on économise l’énergie pour équilibrer nos budgets à court terme et agir contre le dépérissement de notre planète terre à moyen terme,

on rappelle le passé qui a fait notre présent et qui nous permet des atouts pour l’avenir.

Des Villeneuvois par milliers ont fait ainsi pétiller notre Ville durant tout le week-end avec des matches, des AG, une belle fête Japonaise à Concorde, la réouverture du Musée de Plein Air, les animations au Musée du Terroir …

Oui vraiment Villeneuve d’Ascq est bien « une Ville en mouvement » (et pas besoin pour cela de dépenser des centaines de milliers d’euros pour se doter d’une marque à la mode du type « A VA, tout y va… » (lol).

Somme toute, tout est une affaire de « Bien penser, bien dire et bien agir » dans un esprit d’ouverture et d’équilibre avec tout ce qu’il faut de continuité, de volonté, de détermination, de bon sens et de travail.

La réunion, cette semaine, de Rassemblement Citoyen (que j’ai créé en 2002) a montré qu’on en n’était pas dépourvu, que les idées et les projets étaient là avec des militants et des élu(e)s pour les mettre en œuvre !

De cela aussi je suis fier, de ce que j’ai pu faire depuis des décennies, de ce que je fais encore aujourd’hui et de ce que je prépare pour demain.

Somme toute, comme l’a dit aussi Léonard de Vinci il y a plus de 500 ans,

« La rigueur vient toujours à bout de l’obstacle »,

avec, pour ce qui me concerne :

« un conseil » que je me donne pour demain quand il m’arrive de me poser encore des questions sur mon avenir :

« Le fer se rouille, faute de s’en servir. De même l’inaction sape la vigueur de l’esprit », ce dont je n’ai franchement pas envie

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