Municipales 2014 : Gérard Caudron est candidat à sa succession et tend le bout des doigts aux socialistes

 Gérard Caudron brigue un sixième mandat. Il a fait son choix en se mettant « face à sa conscience et face aux citoyens».L’annonce n’a pas surpris grand-monde mais elle est officielle depuis hier matin : Gérard Caudron sera candidat à sa succession pour les élections municipales de 2014.

À 68 ans, il brigue ainsi un sixième mandat, lui qui a été élu de 1977 à 2001, puis de 2008 à aujourd’hui.

 Dans un communiqué, il revient brièvement sur la réflexion qui a abouti à cette décision. « Parce que je pense avoir bien travaillé pour ma ville et être encore digne de la confiance de mes concitoyens villeneuvois avec qui je n’ai jamais cessé d’être en proximité, parce qu’il me reste du travail et des dossiers à terminer, parce que je m’en sens la force et l’envie et comme j’avais promis d’en donner l’information en cette fin de février  2013 (…), j’annonce officiellement que j’ai l’intention d’être candidat aux municipales de mars 2014 pour un dernier mandat.

  » Contacté dans l’après-midi, il assure ne pas s’engager pour six années de trop avant de se décider à passer la main pour la seconde fois. « En 2001, j’ai arrêté parce qu’à ce moment-là, j’avais peur de ce fameux mandat de trop, reconnaît-t-il. Mais je suis revenu en 2008. Le jeunisme, c’est bien, mais je pense qu’en ce moment, la crise appelle des gens pondérés et d’expérience pour prendre des responsabilités. J’ai évidemment pesé le pour et le contre. L’avantage, c’est qu’à mon âge et avec mon parcours, je suis en parfaite liberté par rapport à de plus jeunes élus qui pensent surtout à leur carrière. Et je songe aussi à mon équipe : quelques années de plus avec moi ne seront pas un mal pour lui donner une certaine solidité.

  » Sous la bannière de Rassemblement citoyen, le « mouvement progressiste » qu’il a créé il y a onze ans, Gérard Caudron entend donc continuer à s’appuyer sur ce groupe pour monter un « projet ambitieux » dont les grandes lignes commencent déjà à se dessiner. «  Cela nous tient à coeur que, dans les années 2020-25, Villeneuve-d’Ascq reste un très grand pôle de rayonnement métropolitain, complémentaire à Lille intra muros. Ce n’est pas simple de réussir à devenir un telle ville tout en se préoccupant toujours de la proximité et de la vie des gens  », pointe le maire, pour qui cette notion est l’une des clés de la réussite. « Ça restera ma ligne directrice : on ne peut avoir de grands projets que si l’on est en lien direct avec les citoyens et qu’on répond au mieux à leurs petits problèmes avant tout. Il faut rester en contact permanent avec eux. » Mais pour Gérard Caudron, il y a contact et contact. Ceux qu’il pourrait éventuellement tisser avec la section socialiste villeneuvoise qui a récemment appelé à un vaste rassemblement des forces de gauche en vue des municipales, justement, seront soigneusement étudiés. On n’efface pas si facilement les blessures du passé. « Je n’ai pas l’intention de retourner au PS et ce n’est pas leur manière actuelle de fonctionner qui me convaincra de le faire, sourit celui qui en avait claqué la porte avec fracas au début des années 2000. Nous sommes de la même famille, je reste néanmoins prêt à discuter avec eux dès l’instant où nous partageons la même préoccupation de la ville, des citoyens. » Ça s’appelle planter le décor. Si discussions il devait y avoir, elles se feront donc à deux conditions : « S’ils veulent jouer de la règle à calcul en fonction de la présidentielle et des législatives à venir, ce n’est pas la peine, prévient le maire. Et je sais qu’au PS, certains veulent discuter avec moi, d’autres préféreraient m’effacer. À eux de se mettre d’accord avant de venir me voir… » •

CARINE BAUSIÈRE

Voix du Nord du 24 février 2013

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