Carnet n°726 du 29 août 2022

« Je sais qu’on ne sait jamais »

A l’heure, comme chaque semaine, où je réfléchi au thème et donc au titre de mon carnet, le plus souvent dans la nuit du dimanche au lundi vers 4 heures du matin, avec la difficulté de ne pas trop me répéter et donc l’envie de ne pas lasser mes lectrices et mes lecteurs alors que l’actualité se répète presqu’à l’identique jour après jour ,

c’est une chanson de Jean Gabin qui m’est revenue en tête et dans laquelle je me suis retrouvé en cette fin de mois d’août 2022, deux jours après avoir passé mes 77 ans et demi,   : » Maintenant je sais « … , Jean Gabin qui nous dit  : « Ya 60 coups qui ont sonné à l’horloge, j’suis encore à ma fenêtre, je regarde et je m’interroge. Maintenant je sais, je sais qu’on ne sait jamais ».

Alors certes, il y a déjà bien longtemps que mes 60 coups ont sonné, mais pour autant en ces temps de tous les périls, de tous les enjeux et  » subséquemment  » de tous les discours, de toutes les analyses, de tous les positionnements et de toutes les manœuvres… et ce, dans tous les domaines, c’est donc ce qui constitue ma conviction majeure, sinon « ultime » :  « Maintenant je sais, je sais qu’on ne sait jamais ».

Je sais qu’on ne sait pas ce que nous réserve le Covid dont Olivier Veran, au style bien connu d’ex PS devenu chantre du macronisme, vient de nous dire que la 8ème vague était là… malgré une population française largement vaccinée en 2 ans par 2, 3 ou 4 doses… sans oublier les autres virus qui « pointent » .

Je sais qu’on ne sait pas ce que nous réserve le  « sieur Poutine « , après un 24 août, 31ème anniversaire de l’Ukraine et jour du 6ème mois de guerre,

où on s’attendait  » au pire « , un pire qui n’est pas venu sinon le terrible massacre de civils dans une gare, ce qui arrive chaque jour un peu partout dans ce pays martyrisé,

mais dont on nous dit maintenant que si ce dictateur disparaissait, il serait remplacé par bien pire encore… en utilisant même le terme de « fou « … en ajoutant que la guerre serait longue et qu’elle pourrait à tous moments faire basculer le monde dans l’enfer,

et ce, sans oublier, la centrale de Zaporijia qui pourrait à tous moments irradier tout le continent européen, Russie donc comprise, et dont on sait depuis Tchernobyl que « les nuages radio actifs ne s’arrêtent pas aux frontières ».

Je sais qu’on ne sait pas si les désordres climatiques qui marqueront à jamais de leurs empreintes multiples l’année 2022 ne seront qu’un mauvais moment comme en 1976 et en 2003 ou  » une forme de  commencement de la fin « … quand on a vu les températures approcher les 50 degrés et les dégâts de la sécheresse pour l’alimentation humaine.

Je sais aussi que face à tout cela,  » l’équipe Macron  » nous donne l’image d’un canot à la dérive rempli d’eau, pour ne pas aller jusqu’à la comparer avec  » le radeau de la Méduse », ce qui pourtant, malheureusement, lui conviendrait sans doute mieux…

Je sais que si ses concurrents populistes qui vont de Mélenchon à Le Pen  » s’en font les gorges chaudes « , je ne vois pas en quoi ils feraient beaucoup mieux avec le risque dans un deuxième temps de les voir rechercher des  » boucs émissaires  » pour justifier leurs échecs.

Pour autant je dirai qu’heureusement ils sont là pour dire à voix hautes des choses de bon sens et contredire les voix officielles… qui inondent les médias, 

c’est, pour moi, le seul bon côté de la NUPES d’avoir évité en juin dernier l’extinction de toutes voix populaires à l’Assemblée Nationale, sauf qu’aujourd’hui le fait d’avoir promu à ce niveau les « Insoumis » réduit considérablement toute chance d’alternative démocratique…

Cela ne doit pas nous et m’empêcher de nous et de me battre contre des projets et des décisions ou non-décisions » gouvernementales qui non seulement n’améliorent pas les situations mais les aggravent !

Par exemples, comment peut-on ne pas taxer très vite et très fortement ceux qui s’enrichissent, voire qui se gavent, sur les crises et donc sur le dos du plus grand nombre de nos concitoyens ? 

Comment peut-on ne pas empêcher les gros pollueurs et gros gaspilleurs de ressources naturelles de continuer à polluer à coups de jets privés, de yachts, de neige artificielle, de gazons de golfs ? pour ne citer que quelques-uns parmi de multiples exemples…

Une semaine enfin au cours de laquelle j’ai aussi travaillé sur nos perspectives budgétaires 2023 et sur les solutions pour réduire nos dépenses et ajuster nos recettes sur des dépenses imposées incompressibles,

une semaine que j’ai terminé dimanche après-midi à Lille, sa Foire aux manèges sur une esplanade relookée et une promenade autour de la citadelle, Lille une ville sœur et complémentaire à Villeneuve d’Ascq pour faire rayonner la Métropole aux côtés des 93 autres communes.

Aurais-je autre chose à dire, avant d’en terminer, à propos du voyage de M. Macron en Algérie ?… pas vraiment… sinon que de répéter qu’entre l’Histoire écrite par ceux qui ne l’ont pas vécue et des faits vécus par des témoins, acteurs ou non ,… « il y a, pour le moins, des différences »…. Et je parle là des près de 2 millions de jeunes appelés et rappelés qui y sont partis pour y faire une guerre, longtemps sans nom, sans en n’avoir été ni vraiment informés ni du tout préparés de 1956 à 1962… juste avant « les accords d’Evian » de mars 1962 qui m’ont évité d’y aller à mon tour…

On est bien loin d’un monde politique actuel fait de  » déclarations à l’emporte-pièce « ….

Car comme l’a dit Claude Meisel :

« On ne sait jamais de quoi on est capable avant de l’avoir fait »

Et avec le romancier belge Johann l’intention des coureurs et  des « courseurs »  politiciens » en marche déjà vers 2027 :

« Dans la course à la réussite, on ne sait jamais où se trouve la ligne d’arrivée »

               Oui vraiment, Mesdames et Messieurs mes lectrices et lecteurs fidèles ou occasionnels, maintenant et plus que jamais :   « Je sais qu’on ne sait jamais »

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