Carnet n°645 du 1er février 2021

« 2021 : Allez Villeneuve ! Les Villeneuvois(es) sont là… »

À l’issu d’un mois de janvier 2021 qui n’aura vraiment pas brillé ni d’optimisme, ni d’espoirs et qui, pour moi sur certains plans, aura « ressemblé » à celui que j’avais douloureusement vécu il y a 3 ans, en 2018,

j’ai failli titrer mon 645ème carnet qui clôturece lundi 1erfévrier, une semaine tout à fait à l’image du mois … (voire en pire) en des termes qui lui auraient ressemblé.

   Heureusement, cette dernière semaine aura aussi clôturé une série de 3 semaines durant lesquelles, répondant à mon appel, les Villeneuvois(es) nous ont envoyé plus de 300 « Vœux pour Villeneuve d’Ascq »…, des vœux très majoritairement plutôt optimistes et positifs qui m’ont fait chaud au cœur car parfaitement à l’image de la ville de Villeneuve d’Ascq que j’aime et à qui j’ai consacré l’essentiel de ma vie (au détriment certes trop souvent d’ailleurs du reste…), plus de 300 vœux qui sont venus s’ajouter à ceux que j’ai reçus par centaines via des cartes de vœux tout au long du mois .

  D’où ce titre si souvent entendu autour des terrains et des plateaux sportifs aux temps où les publics de supporters y étaient autorisés et appréciés des compétiteurs, des temps « bénis » et déjà très lointains puisque remontant aujourd’hui à près d’un an :

« Allez Villeneuve ! Les Villeneuvois sont là… », des mots scandés sur un air dont des salles comme Marcel Cerdan et le Palacium résonnent encore « au fond de nos mémoires »…

Oui, vraiment, en ces temps de morosité et d’angoisse, ces vœux  pour Villeneuve d’Ascq m’auront vraiment fait chaud au cœur et j’en remercie chaleureusement leurs auteur(e)s !

   J’ai donc, comme prévu, dès hier dimanche 31 janvier à 11 heures, sur le site internet de notre ville (géré avec talent par une belle équipe), tiré quelques premières conclusions après les avoir lus. (www.villeneuvedascq.fr)

   Il ressort un premier « paquet » de vœux qui, concernant l’épidémie de la COVID 19 , après une gestion « aléatoire » de la part des autorités de l’État, souhaitent que l’épidémie soit rapidement vaincue grâce aux vaccins en espérant qu’on ne retombe pas dans les travers des masques et des tests.

Le moins que l’on puisse dire aujourd’hui c’est qu’on en est loin puisque après les promesse réitérées d’éviter de nouvelles formes de confinements et d’arriver à avoir vacciné tous les Français(es) qui le souhaitent d‘ici à la fin de l’été, on apprenait qu’il n’y avait plus suffisamment de vaccins pour une première injection et qu’en conséquence le centre de la salle Marianne serait fermé durant plus de la moitié du mois de février avant de pouvoir procéder à de nouvelles vaccinations y compris pour des publics prioritaires déjà inscrits et dont l’équipe installée par nos soins à l’hôtel de ville a la difficile tâche de leur annoncer l’annulation des rendez-vous pourtant déjà fixés à cet effet.

  Je le dis en pesant mes mots : une telle incurie de l’État est tout à fait insupportable et scandaleuse après tout ce que l’État a demandé aux communes et au monde médical.

« Les princes qui nous gouvernent » nous diront que ce n’est pas de leur faute…, c’est sans doute « un peu vrai »…, mais c’était leur rôle que de prendre les bonnes mesures pour éviter cette nouvelle situation concernant les vaccins après leurs erreurs passées sur les masques et les tests.

De plus, cela ne les autorise pas à en rendre responsables, avec une morgue indécente, les citoyen(ne)s de tous âges à qui ils imputent souvent les mauvais résultats de leurs multiples et contradictoires décisions.

« Le grand cirque » de cette semaine aura, en la matière, battu tous les records et on aura vécu des moments tout à fait hallucinants.

Puissent « les maîtres des horloges », s’ils existent quelque part dans ou hors de l’univers, nous éviter que ces retards nous précipitent vers des variants du virus encore plus mortifères !

C’est le vœu d’une majorité de nos concitoyen(ne)s.

Puisse-t-il  se réaliser !

    Un deuxième « paquet » important de vœux portent sur notre ville, sa nature, son avenir, son attractivité de la part de citoyen(ne)s qui, on le sent bien, aiment leur ville.

On l’aime et on la veut verte, nature, nourricière, active avec, bien sûr, des souhaits de nouveaux logements de la part de ceux qui en cherchent…, et des regrets d’en voir construire de la part de ceux qui en ont déjà,

avec aussi des souhaits de nouveaux bureaux, d’ activités économiques et de loisirs de la part de celles et ceux qui cherchent du travail et des regrets d’en voir s’installer de la part de celles et ceux qui en ont ….ou qui croient ne plus en avoir besoin…

Moi aussi, c’est cette Ville que j’aime, que j’ai toujours voulu et que je veux voir perdurer.

Encore faut-il que le « Maire et ses équipes » aient les moyens légaux de s’opposer aux excès conjugués de propriétaires de terrains et de promoteurs,  avides de « rentabilités maximales ».

Dans le « système » dans lequel on vit, ce n’est pas le cas, et je n’ai que mon énergie et « mes coups de gueule » pour m’y opposer.

Cela parfois suffit… mais pas toujours, surtout quand certain(e)s pensent à « ma fin d’ores et déjà programmée ».

    Un troisième « paquet » de vœux porte sur la vie quotidienne et les services municipaux qu’elle exige.

Et, là encore, l’État qui dépense sans compter, à tort ou à raison d’ailleurs, se crée des déficits qu’il couvre par emprunts ou par des coupes dans les crédits qu’il doit aux communes.

D’où l’exercice difficile pour nous de bâtir le budget communal 2021, un exercice sans doute encore plus difficile en 2022, 2023 et 2024.

Heureusement que, tout en contribuant à construire la belle et grande Ville rayonnante qu’est la Ville de Villeneuve d’Ascq, j’ai toujours voulu la gérer prudemment comme on doit gérer ses comptes personnels.

Heureusement, aussi peut-être, que mes 6 ans comme agent du Trésor et 9 ans comme professeur de gestion m’y auront aidé.

Heureusement enfin, que j’ai toujours senti les désirs profonds même si parfois contradictoires des habitants… pour toujours essayer d’y répondre.

   C’est ce qui, aujourd’hui, nous donne des marges financières pour nos décisions futures plus importants que dans beaucoup de communes qui, contrairement à nous, ne se sont pas appliquées la règle simple selon laquelle il faut ajuster les dépenses souhaitées sinon  nécessaires sur les recettes assurées…

   Si, un jour, il apparaissait nécessaire d’en changer, il faudrait sûrement organiser un grand débat citoyen voire une consultation citoyenne sous une forme à définir.

En attendant, on fait au mieux grâce à une belle équipe d’élu(e)s, des personnels communaux en grande majorité complètement engagés pour le service publics, des partenaires associatifs et économiques qui croient en Villeneuve et en sa réussite… même si c’est de plus en plus dur… et même si, à force de tirer sur la corde, elle finit par casser ! (tout comme la cruche à force d’aller à l’eau…)

Je pense qu’arrivé à ce stade de mon carnet, on comprendra mieux mon pessimisme et mes découragements qui m’amènent parfois sur tous les plans à l’aube de mon 76ème anniversaire, de me dire : « tout cela pour cela ? »

Mais malgré tout, je tiens encore le coup pour aller pour les Villeneuvois(es) jusqu’au bout de la lutte contre le virus et ses conséquences, pour que notre ville, avec les Villeneuvois(es), ne dévie pas dans sa course qui concilie « humanité », réussite, solidarité  pérennité…et bon sens,

avant sans doute de faire le constat que ceux qui, « à divers niveaux », pensent qu’il est temps de tourner la page… ont peut-être raison…

   D’où pour moi la nécessité absolue non pas de désigner un ou une successeur(e) mais de former les équipes au sein desquelles celle ou celui qui me succèdera aura fait ce qu’il faut pour le mériter aux yeux des Villeneuvois(es).

  Si, comme le Mahatma Gandhi l’a dit,

« le bonheur, c’est quand ce que vous pensez, ce que vous dites et ce que vous faites sont en harmonie »…, 

j’arrive parfois à m’en approcher sans malheureusement toujours l’atteindre,

je terminerai par ces mots de Bob Hunterco-fondateur de Greenpeace, pour ce qui est de l’avenir de l’espèce humaine :

« Les grands changements semblent impossibles au début, inévitables à la fin. »

À méditer sans modération…

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