Carnet n° 542 du 18 février 2019

« L’œil du cyclone »

Wikipédia le définit ainsi : « l’œil du cyclone est une zone de vents calmes et de temps clément siégeant au centre de la circulation cyclonique. Il est délimité par un mur d’orage où les conditions météorologiques sont les plus extrêmes… »

Ce n’est pas la première fois que l’on a l’occasion de vivre ce phénomène, au sens propre comme au sens figuré, et les visiteurs de mon blog le savent comme le savent aussi ceux des trois autres sites que j’ai créés (Citoyen d’Europe, Ensemble pour Villeneuve d’Ascq et Rassemblement Citoyen) dont le total cumulé des connexions dépasse les 7,2 millions.

Mais, au sens figuré, on en vit un, et j’en vis un aujourd’hui d’une ampleur tout à fait exceptionnelle.

Je passe rapidement sur le fait qu’en ce lundi 18 février 2019, au milieu des vacances scolaires (du même nom), les temps sont calmes et les agendas allégés « faute de participants occupés sur d’autres lieux », après des jours où il leur « a fallu » expédier toutes les urgences et dégager les « dessus de leurs bureaux » et avant d’autres, dans une semaine, où il leur faudra rattraper le temps « perdu » avant que ne se profilent les vacances de Pâques…

C’est toujours ainsi et j’ajouterai de plus en plus… pour ne pas dire de « pire en pire »… au moins pour celles et ceux qui en ont l’envie et (ou) les moyens…

C’est aussi ce temps clément de vents calmes que je vis depuis l’annonce, le 4 février dernier, de ma candidature en mars 2020 (si le calendrier n’en est pas bousculé d’ici là), après une période d’interrogations parfois « tendues »… (au moins pour moi)… et avant des réactions que j’espère « correctes » de la part de mes futurs concurrents et adversaires, ne serait-ce que par respect, sinon pour moi, au moins pour les citoyens qui n’acceptent plus certains comportements et excès politiciens.

C’est ce que doit vivre Monsieur le Président Macron et les siens entre, d’une part, une fin d’année 2018 et un début 2019, où les violences « subies et provoquées » se sont accrues et, d’autre part, des mois d’avril et de mai quand il leur faudra passer à des décisions et surtout aux actes après 2 mois d’expressions citoyennes réelles (à défaut de vrais débats) qui auront confirmé l’ampleur du désarroi de millions de nos concitoyens qui n’accepteront pas que « rien ne change ». Or, c’est une chose « de faire une belle campagne » avec de bons mots, des formules à usages multiples voire de promesses, c’en est une autre … ensuite de savoir répondre aux attentes et d’en gérer le calendrier et la mise en œuvre. M. Hollande et M. Macron (dont on connaît les « filiations ») ont cela en commun d’être meilleurs dans le premier rôle que dans le deuxième…, les sondages récents sont là pour nous le confirmer… mais il y aura ensuite « un après » !

Car devant nous, à des degrés divers, et même si je souhaite que cela se passe du mieux possible, à la sortie de « l’œil du cyclone » que nous vivons en ces jours, il y a « un mur d’orage » où les conditions risquent d’être les plus extrêmes.

Qu’elles débouchent sur des décisions, ou des non-décisions, qui remettraient des centaines de milliers de manifestants en colère dans les rues… avec toujours plus de violences, en termes de déceptions, de colères et de répressions (comme l’a si bien dit Don Helder Camara qui nous appelait à ne pas oublier la première des causes de violence pour comprendre la deuxième sans ne voir que la troisième qui a pour nom « répression »).

Qu’elles débouchent sur un référendum qui ne résoudrait rien quelle(s) que soient la ou les questions car se résumant finalement en une seule question : « pour » ou « contre » Monsieur Macron…

Qu’elles débouchent sur une dissolution de l’Assemblée Nationale avec, à la clé, soit un résultat à l’image de juin 68 avec une victoire du pouvoir en place, soit à l’image de 1997 amenant une majorité contraire à Jacques Chirac élu Président en 1995, et ce, avec ou sans nouveau mode de scrutin.

Dans tous les cas, le paysage politique serait à nouveau bouleversé, la Paix civile non restaurée pour autant et les conditions des élections municipales de mars 2020 « plus qu’incertaines » avec le risque en cas de maintien du calendrier de déchirer le dernier « filet Républicain » que constituent nos communes et leurs élus locaux, Maires et Conseillers Municipaux.

C’est la raison qui m’a sans doute conduit finalement à orienter ma décision d’être à nouveau candidat aux municipales, à un moment où il faudra des responsables à la fois libres, déterminés, pugnaces et expérimentés pour défendre notre ville, ses citoyens et nos valeurs… en rassemblant celles et ceux qui partagent ces objectifs, tout en restant innovants et en associant encore mieux les citoyens à la vie de la cité.

C’est pourquoi « les larmes de crocodiles » d’Alain Juppé, un homme que je respectais, m’ont, je l’avoue, peiné. S’il avait, comme j’aurais pu le faire, décidé de « prendre sa retraite », j’aurais compris et « partagé »… mais quitter une Ville et ses citoyens pour aller pantoufler avec d’anciens Présidents de la République dans « un confort doré »… pourquoi pas si c’est son choix ?… mais, quand même, … un peu de retenue aurait été la bienvenue… (désolé… mais il fallait que je le dise).

Au demeurant, et profitant aussi de cet « œil du cyclone », de ses vents calmes et d’un temps clément ensoleillé, plutôt que d’aller sur des pentes neigeuses ou sous d’autres tropiques, j’ai continué à parcourir ma ville et à y rencontrer mes concitoyens souvent contents de me voir, à visiter nos équipements et nos chantiers, à travailler nos dossiers, « Grand Angle », voiries, rénovations, constructions, plantations et cultures pour une ville encore plus « nature » et « nourricière », une ville toujours différente et innovante avec de hauts niveaux de services malgré les lourdes contraintes et les carcans que l’État impose à nos villes mais aussi à la MEL avec, pour la MEL, des conséquences y compris pour ce qui est des coûts des transports publics.

J’ai, une fois encore cette semaine, participé, à la Gendarmerie, à l’Hommage Annuel à nos Gendarmes morts pour la France en 2018 et ce, aux côtés du Général, de colonels et d’officiers, du Procureur de la République et d’autres Corps Constitués, d’anciens combattants et de leurs porte-drapeaux, de la Légion d’honneur et… (quelle image) avec « à ma droite » notre député Hugo Bernalicis (FI) et « à ma gauche » le sénateur Frédéric Marchand (LREM)…

Comme quoi… tout arrive… et comme disait une célèbre chanson de Maurice Chevalier en 1939 :

« Et tout ça ça fait… d’excellents Français… »

Et, pour conclure en ce lundi 18 février 2019, je citerai une nouvelle fois Jean Jaurès :

« L’histoire enseigne aux hommes la difficulté des grandes tâches et la lenteur des accomplissements, mais elle justifie l’invincible espoir »,

ainsi que Jean Jacques Rousseau :

« Il n’y a point de bonheur sans courage ni de vertu sans combat ».

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