Carnet n° 504 du 28 mai 2018

A Villeneuve d’Ascq, la nature est reine et l’humain est roi

J’avais, vendredi dernier, presque décidé de consacrer mon 504ème carnet de ce 28 mai 2018 à la situation politique en Europe et malheureusement aussi en France, aux « dérives » politiques faites d’autoritarisme, de suffisance, de populisme et d’extrêmes de droite… voire pire, en rappelant à chacun(e) d’entre nous le cadre et les règles qui régissent nos institutions et qui datent, pour l’essentiel, du 4 octobre 1958, il y aura bientôt 60 ans,

des règles qui portent pour nom « la Constitution de la 5ème République », pour « père » le Président Charles de Gaulle, et dont la relecture est importante à l’intention de celles et ceux qui n’ont à la bouche que leur désir d’une « sixième République ».

Je citerai pour cela 3 articles parmi les 89 qu’elle comporte et dont certains ont connu quelques révisions-adaptations depuis 1958 :

Article 1 : La France est une République indivisible laïque, démocratique et sociale.

Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. Son organisation est décentralisée. Un article 1 qui, le 23 juillet 2008, s’est vu renforcé en précisant que : « la loi favorise l’égal accès des femmes et des hommes aux mandats électoraux… ainsi qu’aux responsabilités professionnelles et sociales ».

 

Dans l’article 2, il est clairement indiqué au titre de la souveraineté que : son principe est « le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ».

 

L’article 20 du titre III dénommé Le Gouvernement, « le Gouvernement détermine et conduit la politique de la Nation. Il dispose de l’administration et de la force armée ».

 

Ces 3 extraits d’articles, sans doute oubliés ou ignorés par la plupart des Français(es), devraient suggérer, sinon plus, à notre Président et à nos gouvernants d’appliquer parfaitement l’esprit de notre Constitution qui s’impose à eux.

Ils devraient aussi répondre à celles et ceux qui voudraient nous voir changer de Constitution et donc de République, qu’il suffit d’appliquer ses articles plutôt que de tout changer et ce, pour répondre à certaines de leurs et de nos légitimes demandes.

Et ce qui est vrai pour la France est tout aussi vrai pour les Traités qui régissent l’Union Européenne et que chaque État a adoptés.

C’est vrai enfin pour toutes les collectivités territoriales françaises où, là aussi, plutôt que de prendre des mesures qui, on le verra, comportent davantage d’inconvénients que de progrès, mieux vaudrait ici et là appliquer nos règles et lois quand elles ne le sont pas suffisamment.

Oui donc, j’avais vendredi dernier, prévu de « parler de tout cela, et, ce faisant, à ce stade de mon écriture, je m’aperçois que c’est ce que je viens de faire…

C’est comme quand je dis au début de chacun de mes discours et interventions que je serai bref…(sourires)

Pourtant, et plus sérieusement, après un week-end commencé vendredi soir avec les créations de nos enfants à l’Espace Concorde sous le titre « Créa’livre », les 50 ans de l’OMS (Office Municipal des Sports) et les 20 ans de son journal SPOR’AMA, sans oublier un concert à l’église Saint Sébastien, deux braderies samedi et dimanche au Pont de Bois et à la Haute Borne, un concert de chorale à la salle Masqueliez et le concert à Ascq de la Philharmonie,

la journée Nationale de la Résistance, place Jean Moulin hier dimanche 27 mai à 11h00, en rappel de l’Union des Mouvements de Résistance le 27 mai 1943 sous la houlette de Jean Moulin en plein Paris occupé,

et bien sûr à la Ferme du Héron, « la fête de la nature », 6ème édition, ses dizaines de stands, animations, expérimentations, ses centaines de bénévoles et ses milliers de visiteurs,

Oui, je persiste et je signe : Villeneuve d’Ascq est bien « une Ville en Mouvement ».

C’est en effet une de mes grandes fiertés, sinon « ma plus grande », quand je vais à la Ferme du Héron, que je mesure et que je me rappelle tous ces dizaines et centaines d’hectares au Nord du lac pour 100 d’entre eux, à l’Est avec sa zone de nature et au Sud avant Brigode que j’ai contribué à « sauver » d’une urbanisation qui nous aurait privés d’un si beau site, d’une agriculture conservée, d’un Verger Conservatoire et d’une Ferme où se retrouvent des associations, des services municipaux et tant de citoyens villeneuvois, forestois, métropolitains de la MEL et largement au-delà.

Si j’ajoute à ces espaces d’une qualité rare, le Musée de Plein Air d’un côté, Asnapio et le Parc Saint Jean de l’autre jusqu’aux Moulins de Monsieur Bruggeman et son Musée…,

Oui, j’ai tout lieu, avec toutes celles et tous ceux qui m’ont accompagné depuis 4 décennies, tout lieu d’en être fier !

Et nous avons fait tout cela, il faut le rappeler dans les années 70 et 80 du 20ème siècle, alors que cela n’était pas  vraiment « à la mode ».

 

 

 

 

 

 

 

Nous avons été des pionniers « d’une vie nouvelle » dans « une ville nouvelle » solidement enracinée dans 3 communes, Ascq, Annappes et Flers dont les patrimoines ont contribué à faire de Villeneuve d’Ascq, « une ville pas comme les autres »…

Et de cela aussi, pour le rôle que j’ai pu y jouer avec tant d’autres de mes concitoyens villeneuvois de toutes sensibilités, oui je suis fier et fier de pouvoir le dire sans que l’on puisse m’accuser d’accaparer un héritage que je sais et que je dis collectif.

Ce rappel d’un passé plus que positif pour Villeneuve d’Ascq me confère aussi d’autres obligations, en veillant à ce que cet héritage collectif ne soit pas dilapidé, en faisant en sorte que l’esprit de Rassemblement qui m’a toujours guidé ne disparaisse pas au « profit » de jeux politiciens et de déchirements dont ce n’est ni le lieu, ni l’heure.

Il m’oblige aussi à tout faire pour que cet esprit pionnier perdure à un moment où nous avons, plus que jamais, besoin de préserver nos ressources naturelles, de réinventer une agriculture de proximité et d’aider à développer toutes les formes de cultures alimentaires citoyennes et de qualité en retrouvant le rythme des saisons, le tout avec une vie associative qui rassemble dans des activités différentes plus de 20.000 Villeneuvois(es).

Certains penseront ou diront sûrement que je rêve, surtout en ces temps où l’individualisme progresse, mais comme l’a dit Victor Hugo :

« Je crois ce que je dis et je fais ce que je crois »,

et comme l’a dit Guillaume Apollinaire :

« Le rêve est la meilleure chose qui soit au monde car c’est grâce à lui que nous avançons dans le réel »,

le tout avec une méthode et un mode de pensée qui a toujours été le mien et qu’a si bien résumé Albert Einstein :

« Apprendre d’hier, vivre pour aujourd’hui, espérer pour demain »,

sachant, qu’à l’instar de Boris Vian :

« Ce qui m’intéresse, ce n’est pas le bonheur de tous les hommes, c’est celui de chacun ».

Alors aujourd’hui lundi 28 mai 2018 :

  • « au diable » les pirouettes de messieurs Kim en Corée du Nord et Trump aux États-Unis ,
  • « au diable » le risque d’un gouvernement italien futur populo-extrémiste,
  • « au diable » les jeux diplomatiques de M. Macron, hier aux États-Unis et aujourd’hui en Russie, … avec sans doute les mêmes « inefficacités »,
  • « au diable » ces militaires russes ou assimilés qui, un 17 juillet 2014, ont tué 298 passagers et membres d’équipage en abattant, nous dit-on après enquête, un avion de la Malaysia Air Line au dessus de l’Ukraine,
  • « au diable » enfin les comptables des pouvoirs parisiens qui, après chaque manifestation et chaque mouvement social, n’ont qu’un objectif : masquer l’ampleur du mécontentement populaire dans la France d’aujourd’hui, une France où « l’arrosage des premiers de cordées » n’a pas ruisselé sur les autres de nos concitoyens, des plus pauvres au moins riches… au contraire.

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