Carnet n° 482 du 28 décembre 2017

« Le poids des mots, le choc des photos »

Cette devise célèbre d’un non moins célèbre magazine, Paris Match une devise  née avec lui en 1949, a duré, quant à elle, jusqu’en 2009. Elle reste toujours plus vraie que jamais pour et dans la plupart des médias, qu’ils soient de papier ou électroniques (ou les deux) et cela même aujourd’hui si on dit plus couramment et dans tous les domaines qu’il faut « faire le buzz ».

Les médias de ces derniers jours en ont « ruisselé » d’images…avec, d’un côté celles de très riches très à l’aise sur les pistes et dans les stations de skis rayonnants de bonheur (tant mieux pour eux) et, de l’autre, des SDF sur nos trottoirs, emmitouflés de tout et de rien dont le sourire ne se dessine que quand ils voient arriver « les équipes de maraudes » bien décidées à leur donner un peu de vie sous des noms divers et multiples qui nous rappellent l’étendue et la diversité des solidarités en France (et cela fait du bien).

« Un choc de mots et de photos » avec entre les deux, tous les autres moins pauvres mais pas vraiment aisés, jusqu’aux classes moyennes qui ont fait et qui font le maximum pour donner autour d’eux un « air de fête », sans oublier les solitudes cruelles de l’âge et des maladies…

« Poids des mots et chocs des photos » tout au long de 2017 aussi entre les vagues de migrants voulant sauver leurs peaux et ceux de « ces anciens migrants qui ont réussi » leurs parcours et qui ont ainsi apporté à notre pays, la France, plus sans doute que la France leur en a finalement donné et pourtant…elles et ils lui en sont très souvent  reconnaissant(e)s.

Quelques noms en vrac parmi beaucoup d’autres et qui doivent nous faire tellement plaisir :

Jean-Paul Belmondo, Josiane Balasko, Roger Dumas, Louis De Funès, Pierre Mendès France, Serge Reggiani, Jean Reno, Serge Gainsbourg, Charles Aznavour, Nicolas Sarkozy (et oui…”Nicolas” aussi !) Johnny Hallyday, Georges Moustaki, Gérard Ouri, Michel Platini, Henri Salvador, Picasso, Adjani, Yannick Noah, Nagy, Henri Verneuil, Adamo, Romain Gary, Laurent Terzief, Gad Elmaleh, Jean Ferrat et bien d’autres… et même un certain « Caudron », née de mère Polonaise Stanislawa Janczewski.

Certes, ils sont peut être, visiblement minoritaires…mais si on les rapproche « des Français dits de souche…(mais quelle « souche » ?) et donc de ceux qui ont atteints des « notoriétés comparables »… les choses se révèlent moins simples dans les décomptes et les statistiques des mots et des photos.

Et de toute façon il n’empêche que la richesse n’est pas (sinon jamais) que quantitative… elle est « humaine » et surtout tellement nécessaire pour faire la richesse de la France, de notre Patrie.

Qui peut nier que seuls les pays au monde qui ont connu de telles « richesses croisées » sont aujourd’hui « au top des performances » comme les Etats Unis bien sûr, comme la Chine dans l’étendue de ses diversités, et ce contrairement à l’Allemagne ou au Japon (pour ne citer que quelques exemples, toujours parmi  bien d’autres)

Oui « il en est ainsi partout de la vie en tous ses tréfonds »

Rien n’échappe à cette grande loi universelle et naturelle !

Et cela doit finalement nous rassurer face à « ce poids des mots et ce chocs de photos » même dans les pires moments, même quand certaines droites autrichiennes justifient de manière éhontée (avec de « curieuses complicités ») leur retour aux racines nazies oubliant où cela les a et nous a menés il y a près de 80 ans.

Nous devons être là, tous, pour le rappeler !

N’ayons pas peur ! De la Muraille de Chine au mur de Berlin, (et bien avant) personne n’a jamais empêché des humains d’aller là où ils ont voulu aller  et ce, en franchissant les pires obstacles. Alors autant « en réguler les flux », autant en tirer le meilleur des bénéfices à répartir entre et pour tous et pas seulement pour les clubs de foot ultra « richards » ! pour qui un immigré est une « pépite »…

Additionnons nos richesses en les partageant mieux. La planète doit cesser d’être un hyper marché inhumain et destructeur, ce qu’elle est devenue sous la pression de la finance et des « bitcoins » !

Oui tout cela, en une période un peu difficile pour moi, je voulais vous le rappeler et nous le rappeler en forme de message d’espoir, ce qui implique plus que jamais des choix et une volonté politique si on veut éviter de n’être qu’un croûton entraîné par le flot rapide « d’un égout malodorant ».

Oui, c’est donc bien « le choix des mots et le choc des photos » qui auront marqué durant ces derniers jours et  dernières nuits, ces masses d’images qui auront traversé mon esprit et mon cœur …et dont j’aurais tellement voulu gommer certaines….

Mais cela, c’est « mon fonds  historico philosophique » que j’ose espérer pas trop « médiocre » car je hais la médiocrité !

Je voudrais maintenant terminer mon 482ème carnet du 27 décembre 2017 par un retour rapide sur une année politique qu’on peut sans excès de langage qualifier de « Big Bang politique en France en 2017 »

Emmanuel Macron, notre Président, avait fait le pari du « Big Bang » pour sortir de ce qu’il qualifiait d’enlisement dans un autre monde…d’un autre temps.

Pari réussi ?

L’extrême droite, réduite au silence, est à la dérive (mais regardez en Autriche et ailleurs…ce n’était pas gagné)…

La droite dure est laminée tandis que la droite centriste est digérée…

Le PS et les Verts sont sortis du paysage politique et ce, pour la première fois depuis bien longtemps.

Le PCF, lui, survit…plutôt bien.

Le Front de Gauche et les Insoumis de J.L Mélenchon « gèrent leur petit patrimoine »…ils existent et ils vivent « en attendant des jours meilleurs… »

« leur jeunesse (relative) » leur permet, pensent-ils de s’en satisfaire » tandis que « la République en Marche » peut se satisfaire de n’avoir plus, dans les faits, à côté sinon face à elle que « cette opposition qui pourtant vaut mieux que l’image que les Insoumis ont donné d’eux-mêmes à l’Assemblée Nationale».

Si j’ajoute à cela une « habilité remarquable » du Président dans la gestion de ses dossiers, son image parfumée en particulier sur l’international qui lui permet, avec son sourire, de gommer certaines de ses lacunes, un contexte économique favorable qui lui « autorise » d’engranger dans son bilan de 2017 les efforts faits par les Français(e)s sous François Hollande, dont on reconnaîtra j’espère un jour sans doute les mérites qui ont été largement effacés par des problèmes d’images et comportements.

Oui, Monsieur Macron a bien du talent et bien de la chance !

Sera-ce suffisant pour rester durablement sur son piédestal ? pas sûr… (si on peut être mis sur un piédestal, on peut tout aussi facilement en tomber…).

Oui, « la base économique hollandiste » était bien là et il faudra un jour le lui reconnaître.

Non, à mon sens, la vie politique française ne peut se satisfaire de la quasi disparition d’une social démocratie… au moins municipale, mais  pas seulement.

C’est sur cette base et avec les forces, les idées, les valeurs qui sont les miennes que je continuerai à me battre…

Sans jamais attendre la symbolique de cette bien douce chanson :

« Petit papa Noël, quand tu descendras du ciel, avec des jouets par milliers, n’oublie pas mon petit soulier »

Car si je crois en la vie, arrivé à ce stade de ma vie, ce n’est plus à l’incantation, à la chanson ou à la prière que je fais confiance, mais à  la détermination qu’il nous faut pour y parvenir !

Avec, pour terminer, une citation que je fais plus que jamais mienne :

« Tout change sauf notre volonté d’être à vos côtés pour construire avec passion une Ville à taille humaine, Villeneuve d’Ascq, une Ville en mouvement !…. »

Et d’ores et déjà…à tous mes lecteurs et amis…

UNE BONNE ANNEE 2018 ! …la meilleure possible, la plus sereine, la plus douce…avec des rêves et des espoirs et surtout de la santé.

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