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Mai 08 2017

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 Cérémonie du 8 mai 2017 : Mon intervention devant le monument aux morts

Mesdames et Messieurs les représentants des Associations Patriotiques,

Messieurs les porte-drapeaux toujours aussi fidèles,

Mesdames et Messieurs les représentants des associations villeneuvoises,

Mesdames et Messieurs les élus régionaux, départementaux, métropolitains et municipaux,

Mesdames et Messieurs les conseillers de quartiers et conseillers jeunes,

Mesdames et Messieurs les représentants des Corps Constitués nationaux, régionaux, départementaux et locaux

Mesdames et Messieurs les musiciens,

Mesdames, Messieurs, mes chers concitoyens Villeneuvois

 

Le 8 mai 1945, il y a 72 ans, l’Allemagne nazie, ses alliés et ses complices capitulaient après 5 années d’un terrible, cruel et douloureux conflit.

Le chemin pour y arriver avait été long et il est bon, 72ans après, d’en rappeler quelques-unes des principales étapes :

Bataille de France de mai à juin 1940, appel du 18 juin du Général De Gaulle, résistance intérieure, bataille d’Angleterre, débarquement en Afrique du Nord, Stalingrad, marche sur Rome, Monte Cassino, débarquements du 6 juin 1944 en Normandie et du 15 Aout en Provence, campagne de France et campagne d’Allemagne, bataille des Ardennes  et beaucoup d’autres batailles, faits d’armes, actes d’héroïsme sans oublier tous les drames, massacres et douleurs, qui ont frappés les populations civiles à chacune des étapes de cette terrible guerre.

Cette victoire de 1945 qui refermait la page sans doute la plus noire de l’histoire de l’Europe, 31 ans après le début de la 1ère guerre mondiale dont on commémorera en 2018 le centenaire de sa fin, nous la devons à nos alliés, à la Résistance, à tous les martyrs connus ou anonymes, sans oublier l’armée Française renaissante.

Le 8 mai 1945, c’était enfin l’heure de la victoire de la Démocratie et de la Liberté en Europe, une victoire payée de dizaines de millions de morts et de centaines de millions de blessés.

Le 8 mai 1945, nous le rappelions il y a 8 jours, Place Jean Moulin le 30 avril dernier, tout le monde découvrait aussi l’horreur des camps de concentration, la déportation, les massacres en masse d’hommes, de femmes et d’enfants, les millions de juifs exterminés.

Il y a 72 ans, le 8 mai 1945, on espérait en Europe que jamais un tel drame ne se reproduirait.

Aujourd’hui, 72 ans après, en se construisant et en s’unissant, l’Europe est toujours en Paix et l’Europe malgré ses défauts et des politiques, pour certaines contestables, nous a assuré 72 ans de PAIX. Que personne ne l’oublie jamais y compris à l’heure où il est plus facile de la brocarder que de la défendre, à l’heure aussi où à ses frontières et même en son seines conflits couvent qui peuvent, à tous moments, déboucher sur le pire.

De cette paix, chèrement acquise dont nous sommes tous collectivement les artisans et les héritiers nous devons être fiers et heureux et ce, à la veille du 9 mai jour de la fête de l’Europe.

Au demeurant, si le Monde a changé depuis 72ans dans toutes ses dimensions et dans tous les rapports de force,

72 ans après, ce monde est toujours fragile avec toujours, ici et là, des guerres, des massacres, des dictatures, des libertés bafouées, des Droits de l’homme niés, des appels récurrents aux meurtres, attentats et assassinats, des intégrismes aux accents violents et aux menaces permanentes d’attentats.

Aujourd’hui, 8 mai 2017, une nouvelle fois il nous faut donc nous souvenir de tous ceux qui ont donné leur vie et leur jeunesse pour la Paix, la Démocratie et la Liberté et à qui nous nous devons de continuer leurs combats pour des valeurs pour lesquelles ils sont morts.

Il nous faut nous souvenir de toutes les victimes civiles et militaires.

Il nous faut nous souvenir de l’Europe, des pays et des continents ruinés par la folie meurtrière des nazis, des fascistes et de leurs complices.

Aujourd’hui 8 mai 2017, nous devons aussi repenser à ces 72 années écoulées.

La Paix pour la Démocratie et la Liberté est un combat quotidien. Il ne faut jamais l’oublier y compris lors des joutes oratoires électorales.

Elle exige des citoyens informés, conscients, responsables et déterminés… Il reste beaucoup à faire en termes d’éducation pour y arriver (on s’en est rendu compte au cours de ces derniers mois et semaines).

Elle suppose de la tolérance, une volonté d’unité et un désir farouche de solidarité en tous lieux et dans tous les domaines.

Elle appelle à ce que rien ne soit jamais fait qui affaiblisse la Démocratie en noircissant son image…et là nos politiques ont matière à s’interroger sur leurs responsabilités via leurs comportements et leurs discours.

Oui 72 ans se sont écoulés.

Aujourd’hui encore, la Paix est restée un combat…parce que la Paix entre les hommes a toujours été et restera toujours un combat.

C’est un combat que nous nous devons de mener en souvenir et en hommage de tous ceux qui sont morts entre 1939 et 1945 pour que nous retrouvions la Paix, la Liberté et la Démocratie ;

C’est un combat que nous devons aussi et surtout à nos enfants. Je le répète tous les ans et dans tous mes discours.

Ce combat, chacun à notre place, nous le menons et nous n’avons pas le droit de le perdre.

C’est ce qu’aujourd’hui 8 mai 2017, 72 ans après le 8 mai 1945, je voulais une fois encore rappeler !

Merci donc, une fois encore, à toutes celles et à tous ceux qui, fidèlement, nous y accompagnent.

Vive la République, Vive la France, Vive l’Europe et Vive la Paix !

 

Gérard Caudron

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