Carnet du 8 septembre 2009

Du 6 août au 4 septembre 2009, j’aurai écrit 10 carnets « Pour quelques coquelicots de plus… » qui m’auront permis de me remettre en phase avec moi-même, de faire quelques bilans sans fard et de tracer une feuille de route qui nous mènera au 27 février 2010 quand les 40 ans auront sonné à l’horloge de notre Ville… le tout sans langue de bois ni complaisance vis à vis de qui que ce soit… mais je l’espère aussi avec humanité et sans agressivité excessive…

Je voudrais aujourd’hui, 8 septembre, pour le 11ème, en premier lieu, me replonger sur les débats nationaux en cours.

D’abord celui de « l’urgence écologique » qui va nous conduire à changer fondamentalement nos modes de vie.

Peut être faudra-t-il un jour interdire l’accès de nos villes aux voitures, renchérir les longs déplacements de personnes et de marchandises quand il y a, ou aura, une alternative ferroviaire réelle… et édicter d’autres mesures tout aussi radicales si on veut que demain et après demain nos enfants et petits enfants puissent encore respirer.

Il faudra investir dans les énergies alternatives et douces mais aussi, n’en déplaise à mes amis verts, dans le nucléaire, seule énergie propre capable aujourd’hui de limiter le Co2 des énergies fossiles !

Que dans ce cadre, on taxe aujourd’hui les producteurs de pollution, ce n’est pas moi qui le contestera. Mais une chose est de taxer les pollueurs producteurs, une autre de taxer le consommateur d’une énergie polluante à qui on ne donne pas d’autres choix.

Le débat sur « la fiscalité écologique » ne doit pas principalement porter sur son montant et sur le  « comment elle frappe »… mais sur « qui elle frappe »

Sinon on laisse le droit à polluer à ceux qui ont les moyens de payer et en renforçant la misère des uns on accroît encore davantage les inégalités sociales !

Toujours sur le plan national, on vient de nous annoncer fin août que le déficit du budget de l’Etat français atteindra les 140 milliards d’euros en fin d’année 2009, soit près de 8% du PIB (à comparer aux 3% prescrits par l’Europe) « bravo et merci messieurs les princes qui nous gouvernent ! ».

A titre d’illustration d’un chiffre (140 milliards) qui dépasse l’entendement de la plupart d’entre nous il faut savoir que la totalité du budget de l’Union Européenne et de ses presque 500 millions d’habitants est inférieur à cette somme ! ….

On mesure la gravité de la situation et la vanité de certains débats politiques même si ce qui se passe aujourd’hui dans le camp du progrès n’est pas inintéressant.

Un dialogue semble prêt à s’ouvrir sur des bases nouvelles avec un PS qui commence à comprendre qu’il est aujourd’hui plus proche de la SFIO de 1964 que du PS de François Mitterrand de 1981 et que donc le temps est passé où le PS pouvait se permettre « d’être sûr de lui et dominateur ».

Cela le conduira-t-il à aborder les régionales autrement qu’en termes d’achats de soutien ? La règle du non-cumul parlementaire -présidence de Région sera-t-elle appliquée ? Les cabinets cesseront-ils d’être des « cimetières d’éléphants » ?

Les grandes priorités en particuliers sociales, populaires et environnementales seront-elles mises à un niveau plus significatif ? Et seront-elles financées pour partie par des économies de gestion conséquentes ?

La suite… aux prochains numéros….

A Villeneuve d’Ascq, aujourd’hui 8 septembre, on a le premier cas de grippe H1N1 dans une école…

Les jours qui viennent vont agiter l’opinion d’où l’importance pour chaque citoyen de garder son calme et pour les moins jeunes de prouver que l’expérience est un facteur important dans la gestion des crises…

Encore faut-il ne jamais oublier que « la civilité, la politesse et le respect » ne sont pas une question d’âge et qu’il est des adultes qui devraient s’écouter et se relire avant de critiquer les jeunes en la matière.

L’âge, s’il confère l’expérience, ne donne pas seul la raison.

En ce qui me concerne, je dirai simplement que j’ai la chance de pouvoir donner encore un sens à ma vie en contribuant avec bien d’autres à donner un sens à notre Ville.

C’est une manière de répondre à ce cri anonyme : « l’important n’est pas de rajouter des années à la vie mais de la vie aux années ».

Je terminerai mon carnet d’aujourd’hui par deux citations que je n’ai pu départager et qui, somme toute, me semblent complémentaires :

 

Dans toutes les existences, on note une date où bifurque la destinée, soit vers une catastrophe, soit vers un succès.

 

Monsieur de La Rochefoucauld

 

 

On rencontre sa destinée souvent par des chemins qu’on prend pour l’éviter.

 

Jean de La Fontaine

 

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