Carnet du 27 octobre 2009

L’écoute de Jacques ATTALI ce mardi matin sur France 2 m’aura permis de bien commencer ma journée et donc aussi, bien sûr, mon carnet du jour.
« Vivre chaque jour comme si c’était le dernier et avoir toujours un projet à 20 ans »,

« ne compter que sur soi-même et savoir se prendre en main sans trop attendre des autres »,

voilà qui doit et qui peut donner à chacun du tonus et le sentiment de son utilité… et c’est particulièrement vrai dans le domaine de l’environnement et de l’urgence écologique où la survie de l’Humanité dépendra sans doute davantage du comportement de chacun des 6 milliards sept cent quatre vingt six millions d’êtres humains estimés au 1er octobre 2009 que de la frilosité des chefs d’Etats et de l’irresponsabilité des dirigeants économiques.

Un beau message d’espoir qui s’apparente à « l’effet papillon »

Alors au travail !

Au travail pour chercher de nouvelles énergies propres et créatrices d’emplois,

au travail pour imaginer un nouveau modèle de croissance,

au travail pour privilégier la qualité sur la quantité,

au travail pour retrouver le sens de l’humain, celui des valeurs et du respect, de la tolérance par la laïcité…

Avis à nos dirigeants français qui annoncent sans sourciller 140 milliards d’euros de déficit budgétaire et 25 % de chômeurs de plus en un an,

avis aux dirigeants de football qui regardent en spectateurs les hordes de leurs supporters tout casser pour un match annulé,

avis à une partie de notre jeunesse qui s’enflamme contre la République et ses représentants dès qu’un accident de circulation touche l’un des leurs,

avis aux gestionnaires de la pandémie grippale qui ont changé et qui continuent à changer les calendriers tous les deux jours,

Oui en ces périodes d’incertitude et de laxisme, cela fait du bien d’entendre un message d’optimisme raisonné et volontaire même de la part d’un Jacques ATTALI dont je ne peux pas dire que j’ai apprécié toutes les circonvolutions.

Et de repenser en cet instant, à un Dominique de Villepin qui après ses insultes au Président de la République lui offre des courbettes, à ces pilotes d’Air France qui en pleine discussion oublient d’atterrir, à ce député UMP déclarant devant les caméras que « son doigt avait dérapé deux fois », déclaration faite juste après s’être fait taper sur les doigts pour avoir, « oh crime suprême », voté une taxe sur nos pauvres banques (« heureusement », depuis, les choses sont rentrées dans l’ordre, la droite s’est ressoudée et les bénéficiaires des profits bancaires peuvent à nouveau respirer).

Du côté du PS et des élections régionales on navigue entre le grand déballage et la confusion malgré les efforts méritoires de Martine AUBRY et les bonnes raisons qu’il aurait de répondre aux angoisses et à la colère des français.

Quand on voit que dans les deux principaux partis institutionnels ce sont souvent les plus jeunes de leurs responsables qui sont les plus ringards en terme de langue de bois et de réflexes conditionnés, quand on constate malheureusement que les verts excellent eux aussi au maniement de la règle à calcul et que le PCF rêve d’abord à « une nouvelle jeunesse », il y a de quoi désespérer de la politique.

L’AG de Rassemblement Citoyen du 4 novembre nous montrera si nous sommes mieux et si nous sommes en position ou non d’incarner encore un nouvel Espoir.

Au demeurant, à Villeneuve d’Ascq, l’AG de l’OMS de vendredi aura montré à celles et ceux qui auraient pu en douter que dans ce domaine aussi, on peut redonner du souffle en associant toutes les forces de bonne volonté. Le président sortant a été réélu avec une nouvelle feuille de route par un monde sportif rassemblé comme jamais depuis longtemps.

C’est pour moi un sujet de plus de satisfaction après d’autres AG dont celle, on s’en souvient, de l’Amicale laïque Pasteur Jean Jaurés.

A Villeneuve d’Ascq toujours, la décision prise par le Conseil de quartier d’Annappes de réfléchir à l’avenir du quartier va aussi dans le bon sens en complétant ainsi son rôle de « caisse de résonance » et celui « de donneur d’avis » sur les délibérations municipales qui le concernent.

C’est ce que je souhaite pour tous les conseils de quartier, et je leur ai dit, en plus d’une réflexion annuelle sur le budget de la Ville (et ses conditions d’équilibre) et une réflexion ouverte sur la révision du PLU (Plan local d’urbanisme) pour répondre à nos besoins de logements et d’équipements.

A Villeneuve d’Ascq encore, on me permettra aujourd’hui de revenir sur une volonté qui depuis 20 mois s’est traduite dans les faits :

une écoute de tous les problèmes quotidiens des citoyens avec une prise en charge, sous mon impulsion, quasiment immédiate grâce à Maryvonne Girard et à notre DGS pour des réponses souvent immédiates quand elles dépendent de nous et des démarches rapides quand elles dépendent d’autres (Esterra, LMCU, Conseil Général, État, Préfet, police etc…)

Tous les moyens de contacts sont bons (courriers, téléphone, internet, permanence…) et c’est par dizaines de fois chaque jour que nous sommes sollicités et interpellés.

Avec une propreté retrouvée et un fleurissement conforté, c’est une de mes plus grandes satisfactions sinon la principale et ce, grâce à des services municipaux remobilisés et à des élus, pour la majorité d’entre eux, présents sur le terrain à un niveau et dans des proportions jamais vu depuis que je suis maire… et cela n’échappe à personnes dans la ville.

Elles et ils s’y étaient engagés en mars 2008. Elles et ils tiennent leurs engagements. Cela valait la peine aujourd’hui de le redire.

Je terminerai mon écriture de ce jour par une citation un peu grinçante d’Albert Einstein dont on connaît la forme d’humour

 

« il n’existe que deux choses infinies, l’univers et la bêtise humaine… mais pour l’univers je n’ai pas de certitude absolue »…

Et puis, allez oui… une petite dernière à laquelle vous avez failli échapper.

« C’est parce que la vitesse de la lumière est supérieure à celle du son que certains ont l’air brillant avant d’avoir l’air c… »

et comme on peut le lire au générique des films : « Toute ressemblance avec des personnages existant ou ayant existé ne serait que pure coïncidence 

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