Carnet n°32 du 20 novembre 2009

Je savais bien sur de moi pourquoi Monsieur Stievenard Jean Michel avait été chassé par les électeurs en mars 2008 après un seul mandat.

Son arrogance et son ego surdimensionné conjugués avec une soumission sans limite vis-à-vis de Pierre Mauroy, son amour du spectacle, de l’image et du scoop médiatique l’avaient pendant 7 ans conduit à délaisser la réalité des problèmes de notre Ville et de ses habitants.

On aurait pu pour autant espérer qu’il avait enfin compris ce dont ses propres amis politiques sont aujourd’hui plus que convaincus…

Mardi dernier, en conseil municipal, il a montré le contraire dans un plaidoyer qu’on pourrait ainsi résumer : « pendant 7 ans, j’ai tout fait, j’ai tout réussi… et je suis un incompris… »

Le PS a certes essayé de limiter la casse.. Mais pour lui… le mal était fait.

Cette bien triste prestation m’aura au moins permis de mettre les points sur les « i ».

  • Dossier de réhabilitation du Pont de Bois trouvé vide à notre arrivée… et relancé dans les délais.
  • Mise en oeuvre du concept de Ville Nouvelle Renouvelée que j’avais lancé dès février 2000 : rien n’avait été fait dans l’ex Ville Nouvelle depuis 2001 ce qui a conduit notre Ville Nouvelle, ses espaces publics, ses logements, ses écoles, ses crèches, ses salles de sport et salles des fêtes à accumuler tous les retards possibles en terme de réhabilitation et rénovation.
  • Méliès : abandon par Monsieur Stievenard d’une relocalisation en Centre Ville qui pourtant lui aurait donné une nouvelle dimension.
  • Décision incompréhensible de retirer notre grande médiathèque de ce même Centre Ville.
  • Apprentissage de la musique : abandon par le même Jean Michel Stievenard du projet de construction d’une deuxième école de musique au Nord de la Ville.
  • Collège Léon Blum : « une usine à gaz » qui renvoyait sa reconstruction dans les années 20… Depuis un projet réaliste a été bouclé pour une ouverture en 2012-2013.
  • Musée d’Art Moderne : un dossier mal mené par Monsieur Stievenard qui en avait la conduite avec Pierre Mauroy, très et trop coûteux en temps et en argent avec aujourd’hui une image brouillée et une notoriété internationale gommée.
  • Un grand stade que l’ancien Maire a voté dont nous devons maintenant gérer les conséquences en essayant de réduire les désordres qu’il génère pour maximiser ses atouts pour la métropole quand il sera ouvert et ce, malgré un coût très lourd en période de restrictions financières…

J’arrête là aujourd’hui une liste non exhaustive qui illustre des politiques qui nous avaient conduits aux limites de l’explosion financière, aux déséquilibres de toutes natures, à la soumission dans toutes leurs décisions…

Et pourtant, malgré tout cela, j’ai toujours tout fait pour respecter le travail des élus de l’ancienne équipe et de son mairerappelant leur rôle dans la conduite de certains dossiers :

  • j’ai dit la continuité dans la mise en oeuvre du parc scientifique Européen de la Haute Borne dans le cadre fixé en 2001,
  • j’ai dit la bonne gestion de la dernière phase d’Héron parc quand le « maire socialiste de Villeneuve d’Ascq a réussi à éviter que le maire socialiste de Roubaix ne condamne définitivement notre Grand projet engagé dès 1993… »

Au demeurant, ce que je reproche le plus à Monsieur Stievenard au delà de ce qu’il est… c’est un retour vers le passé qui le conduit à mener des combats d’arrière garde dans un esprit de « village gaulois » où d’ailleurs on le voit davantage sous l’apparence du barde assurancetourix que dans celle d’Astérix…

Dans ce sens, le conseil municipal du 17 novembre 2009 aura sans doute en son utilité en terme de prise de conscience des dirigeants et responsables du Parti socialiste et de LMCU… et en terme de rappel que l’avenir de LMCU et celui de Villeneuve d’Ascq sont intimement liés. Comme le répétait souvent ma grand-mère « à toutes choses, malheur est bon ».

Autre sujet Villeneuvois, mais pas uniquement, la gestion de la pandémie : la grippe est en train de s’étendre avec, en face d’elle, un dispositif de vaccination trop rigide : trop de moyens aujourd’hui pour peu de besoins ce qui conduira sans doute dans quelques semaines à une insuffisance de moyens quand les besoins exploseront.

France toujours, autre pandémie : la misère avec un surendettement qui explose (plus de 17% et 162 000 dossiers 2009 à ce jour), un surendettement qui envahit les classes moyennes et une dette moyenne des ménages de 40 000 euros.

Il faut dire que l’exemple vient de « haut » avec un déficit du budget de l’Etat de 140 milliards d’euros (pour couvrir nos dépenses courantes).

140 milliards d’euros, plus que le budget d’une Europe qui vient par ailleurs de se doter d’un Président et d’une ministre des affaires étrangères qui ne risquent pas de trop briller sur la scène mondiale.

On comprend que notre Président les a voulu espérant sans doute grâce à cela continuer à briller autrement que par la « main qualificative de l’équipe de France de football » pour le prochain mondial.

Dans ma jeunesse, on fredonnait « douce France »… aujourd’hui on murmure entre ses dents « pauvre France… » : une qualification « volée » de la France, des désordres inacceptables dans nos quartiers après la victoire de l’Algérie sur l’Égypte… Nous n’avons pas de quoi être fiers.

Que vienne donc enfin le temps d’un grand Rassemblement « des forces du progrès » élargi à toutes celles et à tous ceux qui s’y reconnaîtront, sans exclusive… mais sous condition de valeurs républicaines et laïques communes et d’une volonté d’aller de l’avant avec un modèle qui équilibre le social et l’économique, le qualitatif et le quantitatif, le bien être aujourd’hui et l’avenir de notre planète, la liberté et la solidarité.

On cherche celui ou celle qui en sera l’animateur et le porteur.

Trois citations pour terminer un carnet sans doute un peu plus austère que de coutume…

Une de Montaigne

« Qui se connaît, connaît aussi les autres car chaque homme porte la forme entière de l’humaine condition ».

 

Une autre de Jean Jacques Rousseau

« Si c’est la raison qui fait l’homme, c’est le sentiment qui le conduit »

 

Une troisième de Jean de la Fontaine

« Je plie mais ne romps pas ».


On retrouvera sans doute des liens entre ces 3 citations et mes écrits d’aujourd’hui.

Avec « une petite dernière pour la route ».

Elle est de Félix ARVERS

« mon âme a son secret, ma vie a ses mystères ».


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