« JE SUIS EUROPÉEN ET J’EN SUIS FIER, COMME JE SUIS FIER D’ÊTRE FRANÇAIS ! »

 En ce 9 mai 2014, jour de la Fête de l’Europe, à l’heure où des pulsions nationalistes qui rappellent les sombres années 30 du 20ème siècle angoissent un grand nombre de citoyens attachés à la Démocratie, la Liberté et la Paix,

il est nécessaire que des hommes comme moi qui ont eu, à ce jour, la chance de vivre 69 ans de Paix, ce qui n’était jamais arrivé en France depuis des siècles, de rappeler le courage de celles et ceux qui ont voulu la réconciliation des ennemis d’hier, en particulier les Français et les Allemands, et de construire les bases de l’Union Européenne.

Le 9 mai a été déclaré « Journée de l’Europe » en écho à la déclaration de Robert Schuman, Ministre Français des affaires étrangères, sous l’impulsion de Jean Monnet, commissaire général au Plan, une déclaration qui proposait aux pays qui s’étaient combattus en 14-18 et en 39-45 de gérer en commun les éléments de leurs puissances (y compris guerrières), le charbon et l’acier.

Six pays répondront à l’appel qui, par le traité de Paris signé le 18 avril 1951, créeront la CECA, (communauté européenne du charbon et de l’acier).

Soixante-quatre ans après cet appel, 62 ans après la mise en œuvre de la CECA, et si les 6 États Fondateurs sont devenus 28 avec au total plus de 500 millions d’habitants dont 18 qui utilisent l’Euro comme monnaie nationale pour leur 340 millions d’habitants (ce qui fait d’elle la 2ème monnaie mondiale derrière le dollars et la première pour la quantité de billets en circulation),

oui, 64 ans après cet appel aucune déclaration, aucun traité n’a jamais eu depuis, le courage de la déclaration et le niveau d’intégration européenne de la CECA.

Aujourd’hui les citoyens européens sont étreints par le doute et beaucoup sont à nouveau sensibles aux sirènes nationalistes « fautrices de guerre ».

Face à cela, je le redis : ce n’est pas parce qu’on est pas d’accord avec des politiques européennes qu’il faut rejeter l’Europe pas plus qu’on ne rejette la France quand on est pas d’accord avec les politiques de ses gouvernements !

Non seulement l’Union Européenne peut seule nous garantir la poursuite de la Paix, mais elle pourrait aussi nous garantir la prospérité, la croissance et l’emploi si elle était gérée autrement.

C’est pourquoi, envers et contre tout, je suis européen et j’en suis fier et je voterai le 25 mai sans esprit partisan ni choix « carriériste » de celles et ceux pour qui les élections européennes ne sont qu’un outil, une salle d’attente ou une plate-forme de lancement !

C’est pourquoi aussi j’ai demandé à un des derniers grands européens Français, Jacques Delors, de me remettre en septembre prochain la Légion d’Honneur que le Premier Ministre Jean Marc Ayrault m’a décerné le 31 décembre 2013 sur proposition de madame Martine Aubry.

Jacques Delors m’a fait l’honneur d’accepter.

Et j’ai la fierté de l’annoncer en ce 9 mai 2014 jour de Fête de l’Europe.

Gérard Caudron

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