Une chose est sûre : mon texte de réflexion daté du 1er juillet dernier sur ce sujet a provoqué le débat souhaité.
C’est une excellente chose dans la mesure où aucune décision collective n’échappe à cette problématique :
jusque où l’intérêt général peut s’imposer aux droits et intérêts des particulier ?
jusque où les droits légitimes des particuliers peuvent contraindre les mises en œuvre de l’intérêt général ?
Les réactions reçues m’amènent à préciser aujourd’hui « la notion d’intérêt général »
1- Certains équipements, services et activités y répondent sans discussion possible:
tout ce qui a trait aux déplacements : routes – parkings – voies ferrées
tout ce qui touche aux soins de santé : hôpitaux – cliniques – maisons de retraite médicalisées
tout ce qui touche à l’enseignement : écoles ,collèges ,lycées ,universités et leurs équipements d’accompagnement
tout ce qui touche au sport pour tous : stades de quartier – salle de sports – piscines – terrains de jeux sportifs
tout ce qui touche à la vie :….. les cimetières et autres équipements funéraires ,lieux de cultes
tout ce qui touche aux transports d’énergies et aux communications
2 – D’autres répondent davantage à des besoins, envies et goûts légitimes mais plus catégorie
grand stade
centres commerciaux
complexes cinématographiques
aires de restauration
boîtes de nuit et équipements festifs nocturnes
aires pour gens du voyage
lieux d’accueil pour personnes déplacées ou (et) fragiles (étrangères ou françaises)
rassemblements festifs, cirques, concerts en plein air, feux d’artifices etc…
Dans les 2 cas, il est important que ces équipements ou activités soient ajustées pour réduire au maximum les gènes aux citoyens, en particulier les riverains.
Mais il est évident que si les équipements et activités qui s’imposent pour de véritables raisons d’intérêt général ne peuvent être refusés ou trop contraints par des intérêts particulier,
pour les autres, le seul curseur qui existe pour les décisions à prendre c’est la conformité du (et des) projet(s) avec les règles légales en la matière, en particulier via le permis de construire.
Reste que si l’envie d’un grand nombre de citoyens d’aller à des spectacles sportifs ou culturels, au cinéma, au resto ou en boite, dans un centre commercial, ou dans un parc urbain le week-end peut parfois gêner d’autres citoyens qui, soit n’ont pas les mêmes goûts, soit habitent ou travaillent à proximité,
c’est la conséquence « d’une vie ensemble » en ville que d’accepter les goûts, besoins et envies des autres pour pouvoir avoir les moyens de réaliser les siens.
D’où le rappel des règles qui s’imposent dans une Démocratie.
la règle de la majorité au nom de laquelle les décisions sont prises
le droit, tout le droit, rien que le droit…. pour TOUS !
Et si on ajoute la nécessité pour chacun de savoir écouter l’autre avec un esprit de tolérance et de « relativisation des faits et de leurs effets »,
on a les ingrédients d’une vie collective normale et apaisée où chacun à sa place.
On comprendra donc « mon acharnement » à tout faire pour convaincre, car hors de ce cadre légal, démocratique et républicain « c’est la porte ouverte à la loi de la jungle où règnent les plus forts ! »
Le 3 juillet 2012





Tout au long de ma vie, j’ai aimé écrire et ce, depuis 1960.