Mesdames et Messieurs les membres des Corps Constitués qui représentez ce
matin ici à Villeneuve d’Ascq en notre Hôtel de Ville nos grandes
Administrations, Nationales, Régionales, Départementales, Métropolitaines et
Locales,
Mesdames et Messieurs les représentantes et les représentants de toutes
celles et de tous ceux qui se dévouent pour assurer notre sécurité et que je veux saluer
tout particulièrement en cette année 2026, Police Nationale, Gendarmerie, Armée,
Sapeurs-Pompiers, Secouristes, Police Municipale, structures de prévention et
services de renseignements territoriaux,
Mesdames et Messieurs les artisans de notre vie associative, une vie
associative qui constitue à Villeneuve d’Ascq, depuis des décennies, un élément
essentiel de ce que l’on appelle « notre différence »,
Mesdames et Messieurs les actrices et les acteurs du Monde de l’Education,
des Services publics communaux, de la Recherche, de la Santé, de la Vie
économique, de la Vie artisanale et commerciale, du Monde sportif et du Monde
culturel sans oublier tous les artisans de l’Action Sociale de plus en plus sollicités en
cette période de difficultés d’un nombre croissant de nos concitoyens, sans oublier les
plus défavorisés en ces temps de grands froids,
Mesdames et Messieurs les membres des Conseils de Quartiers, du Conseil de
la Vie Associative, du Conseil Écologique Local, du Conseil des Jeunes et du Conseil
des Aînés qui toutes et tous participez à notre Démocratie Républicaine et Citoyenne
par vos apports aux décisions prises par les élu(e)s municipaux, métropolitains,
départementaux, régionaux et nationaux,
Madame la sénatrice, Monsieur le sénateur et Monsieur le député,
Madame la vice-présidente de la Région des Hauts de France
Mesdames et Messieurs les maires, les conseillères et conseillers
départementaux, les conseillères et conseillers métropolitains,
les conseillères et conseillers municipaux de communes voisines et de
communes amies,
chers collègues maires qui connaissez mon combat pour assurer, à vos côtés,
la survie de toutes nos communes, vous qui êtes, avec vos équipes,
plus que jamais aujourd’hui en France , les derniers remparts de notre République,
Monsieur le Maire honoraire,
Mesdames, Messieurs, mes chers concitoyens,
Quel plaisir de vous retrouver toujours aussi nombreux en ce matin du 11 janvier 2026, au sein de ce que j’aime appeler le « berceau de la Démocratie Locale » qu’est un Hôtel de Ville.
Quel plaisir pour moi, pour la 42ème fois en tant que Maire, d’avoir pu, comme
chaque année, vous accueillir et vous saluer à votre arrivée, de retrouver une fois encore vos visages souriants et vos poignées de main chaleureuses,
oui quel plaisir… et je voulais vous le dire avec émotion s’agissant en ce 11
janvier 2026 de ma dernière cérémonie de ce type en tant que Maire.
Oui, Mesdames, Messieurs, à vous toutes et à vous tous, en vos titres et fonctions,
je veux, une fois de plus, vous dire ce matin que si les vœux qui se retrouvent
les nombreux discours en chaque début d’année, qu’ils soient personnels ou publics,
sont souvent l’expression ou la traduction de rêves et d’espérances,
les miens, vous ne l’ignorez pas, sont aussi largement le fruit d’analyses et de choix face à l’avenir, des choix suivis de l’expression de ma volonté et de ma détermination à les traduire en des réalités,
que ce soit très modestement au niveau mondial avec mes carnets
hebdomadaires fruits de l’expérience de ma longue vie , au niveau européen avec mes
15 ans de mandats de Député Européen , au niveau national bien sûr comme tout citoyen fier d’être Français et au niveau local avec bientôt, le 27 février prochain, l’heure qui sonnera de mes 50 ans de mandats municipaux.
Je résumerai donc à nouveau cette volonté par deux citations déjà
utilisées pour cela en 2024 et en 2025,
l’une est de Marie Guillon, une poétesse suisse,
« Le rêve dessine le chemin, la volonté l’ouvre »,
l’autre est de Georges Bernanos :
« On ne subit pas l’avenir, on le fait ».
Au niveau du monde d’abord, peut-on, commencer un discours en ce début
d’année 2026 sans dire qu’il y aura bientôt quatre ans le 24 février prochain, avec
l’agression par Vladimir Poutine de l’Ukraine, qu’une guerre européenne est en cours
qui risque, chaque jour davantage, d’enflammer tout notre continent ?
et ce, à l’image des 2 guerres mondiales du 20ème siècle, voire pire en raison du
risque nucléaire, de la multiplicité des acteurs guerriers potentiels et de dimensions
religieuses extrémistes qui n’existaient pas alors, une guerre qui, depuis plusieurs
mois, s’est d’ores et déjà mondialisée…
Notre vœu commun à tous… ou presque malheureusement je le sais,
est que ce conflit s’arrête par la victoire de l’Ukraine dans la défense de son existence
sur son agresseur, pour éviter qu’il ne s’étende à d’autres pays, un vœu mais aussi pour moi l’occasion de répéter qu’il faut toujours résister, comme nous l’a rappelé Lucie Aubrac, renforcer nos moyens de défense et donc ne jamais
céder ni refaire l’erreur fatale qui avait conduit les démocraties européennes à se coucher devant Hitler à Munich en septembre 1938 en lui laissant ainsi le temps de se préparer à nous envahir en quelques semaines en mai 1940… après avoir
obtenu la neutralité complice de Staline avec le « pacte germano soviétique »
Au Moyen Orient, après l’attaque meurtrière des terroristes du Hamas en Israël
il y a maintenant 27 mois, ses morts, ses tortures et ses prises d’otages, une attaque
perpétrée en Israël suivie d’une légitime riposte israélienne et donc aussi
malheureusement de la mort de trop nombreux civils gazaouis dont une grande partie
n’y était sans doute que « pour très peu » dans les crimes terroristes de leurs
dirigeants,
puissent maintenant s’ouvrir des discussions en vue d’une solution permettant
aux Israéliens et aux Palestiniens de coexister pacifiquement… ce qu’aurait voulu Yitzhak Rabin… avec lequel, je le rappelle, j’y avais travaillé en tant que Député Européen,
puissent les iraniennes et les Iraniens aujourd’hui plus que jamais en lutte contre le régime des mollahs qui les écrase depuis 47 ans , retrouver leurs libertés perdues
et puissent enfin les millions de femmes afghanes cesser d’être transformées en zombis par les Talibans…
des vœux, oui des vœux qui, je le réaffirme , nous imposent de renforcer nos capacités de résistances intellectuelles et matérielles…
Planète terre toujours, dont on mesure au quotidien les souffrances consécutives au dérèglement climatique, aux pollutions, aux gaspillages, au non-respect de la nature et de la biodiversité
mon vœu, comme il y a un an, c’est que l’espèce humaine permette à notre
planète de retrouver sans tarder « la voie de la vie » pour garantir l’avenir des
générations futures,
un vœux et donc des choix vitaux à faire en termes de changements de
comportements… individuels et collectifs…
Là aussi, je le redis, il ne faut plus perdre de temps mais, au contraire, il faut essayer de « gagner du temps », un temps qui nous donnera davantage de chances de réussir à éviter le pire…
et ce, beaucoup plus vite donc que nous le faisons d’un sommet du climat à un autre, en réduisant drastiquement nos pollutions, nos gaspillages et en nous amenant à vivre plus simplement dans la proximité, les circuits courts, le durable et le
saisonnier…
avec, à tous les niveaux, des mesures même modestes mais immédiates plutôt
que des plans certes théoriquement plus ambitieux mais dans un long terme qui ne
garantit pas leur mise en œuvre en un temps que nous n’avons déjà sans doute plus devant nous…
Au niveau de l’Europe ensuite, confrontée depuis près de 4 ans à une guerre sur son sol,
une Union Européenne qui aura certes été davantage à la hauteur de ces défis
qu’on n’aurait pu l’imaginer auparavant…,
mais un vœu quand même en 2026 et surtout une détermination que je veux aujourd’hui aussi renouveler, le vœu que nous devrions entrer dans une « économie de guerre »,
et que l’Union Européenne devrait devenir véritablement une grande puissance
politique, économique, sociale, culturelle, citoyenne et militaire, avec ceux de ses membres qui le souhaitent et qui s’y engageront.
Ce sont les seuls moyens qu’il nous reste à mettre en œuvre pour cesser d’être plus ou moins soumis à la Russie et à la Chine mais aussi à nos amis américains qui sont encore trop aujourd’hui les seuls en état d’assurer notre sécurité sinon notre
existence…
ce qui pourrait ne pas durer de leur part …vu ce qui se passe depuis l’arrivée de
Donald Trump à la Présidence…
dont on ne peut que mesurer chaque jour la gravité…
Au niveau de la France maintenant, que dire en cet instant et quel vœu formuler sans entrer dans des polémiques politiciennes qui ne sont pas de mise ici… ?
Un vœu, des vœux en ce 11 janvier 2026 …tels que donc déjà littéralement écrits le 14 janvier 2025,
un vœu et des vœux que la France, ses dirigeants actuels et ceux qui voudraient le devenir retrouvent le sens de « sa vraie grandeur » et l’amour de notre patrie
comme à l’époque passée
où un Président était un Président et un Premier Ministre, un Premier Ministre,
ainsi qu’à l’époque où les « politiques » d’alors , en majorité, se battaient d’abord pour
des idées et des valeurs…, avant que de le faire pour des postes, voire pour
marchepieds… comme on le voit maintenant de plus et plus…
des vœux disais-je et donc ma conviction toujours intacte :
« Qu’il n’est pas nécessaire d’être d’accord sur tout pour bien travailler
ensemble au service de tous »,
sous réserve de le faire avec ceux qui partagent nos valeurs Républicaines de
Liberté, d’Égalité, de Fraternité et de Laïcité pour aborder tous les problèmes,
ce qui n’empêche pas chacun, par ailleurs, de défendre ses propres idées sous
sa proche « étiquette »… quand cela n’estompe pas une nécessaire loyauté.
C’est ce que j’avais déjà dit ici même il y a un an et que j’aimerais rappeler
aujourd’hui à Monsieur Sébastien LECORNU, après l’avoir fait à Monsieur Barnier et à Monsieur Bayrou,
sachant que si, en matière de sécurité et de défense, quelques menus progrès ont été faits ou sont en cours, il faudra considérablement les
renforcer, particulièrement en ce qui concerne notre sécurité dans toutes ses dimensions
sans oublier la laïcité de plus en plus mise à mal
ni la pauvreté et les inégalités qui ne cessent pas de s’aggraver.
Villeneuve d’Ascq, enfin, en ce début d’année 2026 après une année 2025,
difficile pour toutes les raisons déjà évoquées,
mais heureusement, malgré tout, une année extrêmement riche d’activés,
dont cependant les règles qui président aux conditions d’exercice de notre
cérémonie en période électorale m’interdisent d’en donner le moindre exemple…
Je me permets en effet de résumer ainsi ces règles :
« L’orateur, maire candidat ou non, doit s’abstenir de mettre en valeur les réalisations de son mandat, d’en en engager d’autres pour l’avenir et d’attaquer ses oppositions ».
Mesdames, Messieurs,
Si donc, à 7 semaines du 50ème anniversaire de ma première installation le 27 février 1976 au sein du Conseil Municipal de Jean Desmarets et à onze semaines de la fin de mon 7ème et dernier mandat de Maire,
on comprendra que j’aurais aimé aujourd’hui pouvoir en dire davantage,
je ne le ferai pas car je suis, j’ai toujours été et je resterai toujours de ceux
qui respectent nos lois.
J’en arrive donc à ma conclusion avec des derniers mots plus personnels
et donc avec des vœux adressés à chacune et à chacun d’entre vous
de santé, de bonheur, de plaisirs, de réussite et de sérénité.
Des vœux et des rêves, dont on ne peut, certes, ignorer la « volatilité »…,
et je n’ai pas besoin de donner les exemples de tous ceux qui ont été , sont ou
seront frappés par des malheurs, des maladies, des décès ou des catastrophes
comme celle de Crans Montana en Suisse…
mais pourtant, je le redis:
si des vœux sont sincères, humainement appuyés et réellement
personnalisés comme je le fais chaque année…,
je ne peux croire qu’ils sont et seront complètement inutiles
en ajoutant d’ailleurs que si, dans la vie , tout ne dépend pas de nous,
beaucoup, quand même, dépend heureusement de nous
pour que ces vœux deviennent des réalités,
avec des choix en termes de mode de vie pour une santé qui continue ou que
l’on retrouve, pour que de grands bonheurs soient le résultat d’additions de petits bonheurs…
sans oublier de petits et de grands plaisirs…
Quant à la « réussite » me dira- t-on ?
je répondrai une nouvelle fois simplement que cela dépend aussi de la nature de nos ambitions…,
car et c’est ainsi que l’on trouve ou que l’on retrouvera la sérénité.
Voilà Mesdames, Messieurs, ce que je voulais vous dire aujourd’hui pour la dernière fois, après avoir repris pour terminer comme en 2024 et en 2025
une citation de Victor Hugo que je vous invite une fois encore à méditer :
« La grande erreur de notre temps a été de pencher et même de courber l’esprit de l’Homme vers la recherche du bien-être matériel.
Il faut donc relever l’esprit de l’Homme, le tourner vers la conscience, vers le beau, le juste et le vrai, le désintéressé et le grand »,
une citation de Victor Hugo que je complèterai aujourd’hui par une autre citation
qui figure sur ma carte de vœux,
qui est de François Mitterrand dont les amis , dont personne n’ignore que je suis, se sont souvenu jeudi _ janvier qu’il avait rejoint il y a 30 ans « les forces de l’esprit » auxquelles il disait croire:
« Il y a toujours un avenir pour ceux qui pensent à l’avenir ».
Mesdames et Messieurs,
mes chères concitoyennes et mes chers concitoyens villeneuvois à qui j’aurai
consacré l’essentiel de ma vie…
et aussi aux autres citoyennes et citoyens présents ce matin à leurs cotés
avec mes salutations et mes amitiés Républicaines renouvelées
ainsi qu’avec mon invitation à nous retrouver cet après-midi à 16 heures à l’Espace Concorde pour notre traditionnel Bal de Vienne
je vous souhaite du plus profond de mon cœur
pour la dernière fois du haut de cette estrade
une belle et bonne année 2026 !
Gérard Caudron
Maire
Le 11 janvier 2026







Tout au long de ma vie, j’ai aimé écrire et ce, depuis 1960.