Carnet n° 536 du 7 janvier 2019

 « Batterie rechargée ! »

 

En ce lundi 7 janvier 2019, après une année plutôt difficile pour moi sur le plan privé, en son début surtout, pour des raisons graves de santé suivies de soins qui, heureusement, finalement m’ont guéri…

Une année qui, sur le plan public au niveau national, a basculé un an à peine après l’élection d’un nouveau Président  censé instaurer « un Nouveau Monde » en balayant les acteurs et les artisans d’un Ancien Monde  alors décrié.

Une année qui a connu, à l’Élysée, en termes de « désordres de gouvernance » des situations à ce jour inédites par leur ampleur et leurs médiocrités.

Une année qui s’est terminée par des samedis de révoltes en forme de « jacquerie urbaine », des jacqueries qui resteront sans doute dans nos mémoires comme l’illustration du cinquantenaire de mai 68 que M. Macron avait imprudemment appelé de ses vœux.

Une année qui, sur le plan européen, nous laisse présager des élections européennes en mai 2019 désastreuses pour l’idée même d’Europe.

Après, donc, une année 2018 comme je n’en avais jamais connue et avant une année 2019 où tout s’annonce d’ores et déjà possible, le meilleur comme le pire… et sans doute malheureusement le pire, avec, par ailleurs, des désordres climatiques et environnementaux mondiaux que veulent ignorer les États les plus puissants et les plus pollueurs,

après, donc, une année 2018 que j’espère ne jamais connaître à nouveau mais qui m’a laissé « debout »…

Avant une année 2019 dont je n’ignore pas les risques, les dangers, les périls, les enjeux et les obligations qu’ils imposent à l’homme que je suis,

j’avais décidé de me « ressourcer » durant 4 jours dans un cottage au cœur de la forêt vosgienne, tout comme j’étais allé (en dehors de mon tour de France d’août) 5 jours à Cassis en mars, 4 jours en Normandie en mai et 4 jours à Honfleur autour du 1er novembre.

C’est ce rythme de « reprise de souffle » que j’ai voulu « m’imposer » après le « douloureux signal du 11 janvier 2018 », un signal qui m’a montré, pour la première fois de ma vie, la fragilité de la vie…

C’est ce séjour vosgien, bref mais profond, durant lequel j’ai presque fait de tout le reste « table rase » (comme dirait un célèbre chant), qui m’amène, aujourd’hui 7 janvier 2019, à regarder l’Avenir en face avec sérénité, à 6 jours de mon traditionnel discours de vœux du dimanche 13 janvier et deux jours après une nouvelle démonstration de l’amateurisme des « princes qui nous gouvernent », ce samedi 5 janvier face à quelques dizaines de milliers de « gilets jaunes » sur l’ensemble du territoire français selon les chiffres du Ministère de l’Intérieur.

Je suis clairement et fermement de ceux qui condamnent les violences et les destructions commises par des minorités, mais je le dis sans fard : quand un pouvoir en place à l’Élysée, à Matignon, dans tous les Ministères et à l’Assemblée Nationale nous met après 18 mois de décisions brutales et souvent injustes, de provocations, de mépris en de multiples occasions, … dans la situation où est la France (et donc où nous sommes) aujourd’hui 7 janvier 2019.

Comment peut-il ne pas s’interroger sur l’ampleur de ses responsabilités ?

Le discours Présidentiel des vœux assorti et suivi de déclarations hautaines sur la véritable nature et les objectifs d’un « grand Débat National » qui se résument à ces quelques mots : « Nous ne reviendrons pas sur les décisions prises depuis 18 mois et nous ne changerons rien à ce que nous avons prévu pour 2019 » (fermez le ban !) n’augurent rien de bon pour la France et les Français en ce début 2019 !

Aujourd’hui les injustices se sont aggravées. A qui la faute ?

Le désordre règne. A qui la faute ?

Le moral des Françaises et des Français est au plus bas. A qui la faute ?

La confiance en nos gouvernants s’est asséchée. A qui la faute ?

Alors, bien sûr, ils nous disent et redisent : « on n’est là que depuis 18 mois et donc il faut rechercher les causes de ces difficultés » durant le mandat précédent….

Certes … mais je leur réponds : avez-vous compté le nombre de députés macronistes qui étaient déjà dans la majorité d’avant ? Combien de Ministres aujourd’hui étaient députés ou Ministre PS de 2012 à 2017 ? M. Macron, lui-même, n’avait-il pas été hier un des rédacteurs, avant 2012, du programme de M. Hollande ?, son directeur adjoint de cabinet de 2012 à 2014 à l’Élysée ? son Ministre de l’Économie d’août 2014 à août 2016 ?…

Il est des faits, des réalités et des vérités qu’on ne peut ni ne doit oublier (même si je conçois que rien n’est facile), surtout quand, ensuite, on prend des décisions qui aggravent les raisons mêmes de la « non-candidature » de M. Hollande et de la quasi-disparition (que j’espère encore temporaire) du PS… sans oublier une « gauche » qui des verts à Mélenchon en passant par le PS d’Olivier Faure et le mouvement de Benoît Hamon, aujourd’hui ne pèse qu’aux alentours de 25% dans les sondages…

Face à cela et à ces responsabilités de nos gouvernants, un « Grand Débat » où ils voudraient simplement « mouiller » les élus locaux et les maires, après avoir tout fait pour les dégrader, n’y changera rien et je le répète tout peut arriver… en particulier le pire… avec, dans moins de cinq mois, des élections européennes désastreuses pour l’Europe et dans 14 mois des élections municipales parfaitement imprévisibles à ce jour.

Seules certitudes pour moi : il faudra pour passer au mieux ces tempêtes annoncées avoir des nerfs solides, de l’expérience, une volonté de Rassemblement, à Villeneuve d’Ascq et à la MEL comme ailleurs…

J’en dirai sans doute davantage, en particulier pour Villeneuve d’Ascq et la MEL, dans mon discours de vœux aux Villeneuvois de dimanche prochain, des vœux qui s’inscriront dans la continuité d’une Ville rayonnante, une Ville nature, une Ville à vivre par tous et pour tous, une Ville à la vie de laquelle les Villeneuvois sont associés individuellement et par leurs associations, une Ville placée sous les valeurs Républicaines de Liberté, d’Égalité, de Fraternité et de Laïcité,… une Ville innovante.

C’est aussi ma réponse à « tous ceux qui ont semé le vent et qui (aujourd’hui) nous font récolter des tempêtes ».

Et je le dis en ce début 2019, si j’ai, comme une majorité de mes concitoyens, bien des raisons d’être pessimiste quand j’observe, via les médias ce qui se passe en France, en Europe et dans le Monde, je reste résolument optimiste pour ce qui est de Villeneuve d’Ascq.

Je terminerai maintenant ce 536ème carnet par deux citations qui, certes, ne débordent pas d’optimisme… j’en conviens, mais dont la première doit nous faire réfléchir et la seconde toujours nous faire espérer :

1) « Au départ, des extra-terrestres comptaient exterminer l’humanité. Mais après nous avoir observés, ils ont décidé de nous laisser faire ».

2) de M. Albérix De Palmaert, journaliste écrivain et réalisateur

« Quand les bombes se taisent et que toute la vie a déserté une terre trop brûlée, la première fleur à renaître est le modeste coquelicot, venu de nulle part sinon de l’espérance ».

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