Carnet n°515 du 13 aout 2018

« Retrouver le sens du bon sens »

Après les 5 années de navigation qu’on peut qualifier de « à la godille » de François Hollande, sans grande ni bonne communication car, elle aussi, un peu désordonnée… mais finalement, et malgré tout, une navigation dans le bon sens avec, à l’arrivée, des eaux bien meilleures qu’au départ,

après une année « à la mode commando » d’un Emmanuel Macron à la communication bien organisée (sinon parfois « pire » quand il s’agit pour lui de se mettre en scène avec des citoyens « triés sur le volet »),

de jeunes loups

une année, donc « à la mode Macron » qui va bousculer notre société, nos règles de droit, nos équilibres, y compris sociaux, avec des hausses importantes de taxes et de tarifs, des baisses non moins importantes de prestations et d’aides sociales (qualifiées par lui de « pognon dingue »), des services publics asséchés pour mieux sans doute ensuite les faire disparaitre…

et donc, au bout d’un an, des baisses conséquentes de pouvoirs d’achat du plus grand nombre qui vont éroder la croissance, ce que ne compensent pas, bien sûr, les effets des cadeaux faits « aux très riches », des très riches qui n’alimentent pas la croissance car ils ont déjà tout (et même plus que tout).

Ce sont des vieilles recettes éculées qui ne peuvent pas avoir de résultats positifs dans le monde et la France d’aujourd’hui, un monde qu’on ne peut vraiment pas qualifier de « nouveau ».

C’est pourquoi, à mon sens, il faut au plus vite retrouver « le sens du bon sens » sous peine « d’un état dégradé » pour notre pays dont on vit déjà les prémices.

un très vieux loup

C’est depuis le cœur d’une France profonde que j’adore, la Lozère avec ses loups au Gévaudan et la Dordogne, sa falaise de Rocamadour et son gouffre de Padirac, que j’illustrai rapidement de quelques exemples ce constat, un constat qui me désole et qui désole un grand nombre de Françaises et de Français qui avaient cru, sinon au miracle, tout du moins à un « coup de fraicheur » de la part « d’un jeune Président ». (même « si l’âge, on le sait, ne fait rien à l’affaire ») des constats qui me font dire qu’il est plus que temps de retrouver « le sens du bon sens ».

Oui, il le faut en matière d’aménagement du territoire pour éviter la désertification des communes rurales et des communes moyennes et donc l’engorgement corrélatif des grandes villes et des Métropoles.

Certes, maintenir des services publics dans les premières et assurer les communications de tous ordres à un coût tout comme les investissements publics et privés à y réaliser mais ces coûts sont infiniment moins élevés que ceux à développer dans les grandes villes, sans compter la qualité de la vie et les problèmes de santé dans ces grandes villes souvent polluées.

Il faut aussi donner des moyens à ces communes et y maintenir des élus d’ailleurs quasi-bénévoles qui ont justement « le sens du bon sens », même si c’est contraire au parisianisme et à sa soi-disant élite qui s’inscrivent dans une démarche, là aussi libérale, où règne « la loi du plus fort « du « Loup et de l’agneau » et de « La grenouille qui veut se faire aussi grosse que le bœuf » comme l’a écrit Jean de la Fontaine.

En matière de fiscalité et de pouvoir d’achat il faut, là aussi, retrouver « le sens du bon sens » en arrêtant de pratiquer un « grattage » systématique des petits et moyens revenus à coups de taxes et de tarifs qui explosent pour compenser les cadeaux aux très riches et réduire les déficits de l’Etat.

Faire ainsi, on le voit, c’est casser la croissance et avec elle l’emploi et c’est ce qui se passe en 2018 après les meilleurs résultats de 2017 à mettre d’ailleurs à l’actif de François Hollande.

En matière d’emploi encore, il faut retrouver « le sens du bon sens » en cessant de le déréguler au profit du patronat qui d’ailleurs n’en espérait pas tant….

En matière de retraite et de minimas sociaux, il faudrait que Monsieur Macron arrête de vouloir s’y attaquer.

C’est là encore « une affaire de bon sens » si on veut une société apaisée et pas trop injuste.

Enfin dans le domaine de « l’urgence écologique » il nous faudrait un vrai Ministre qui cesse de reculer devant les lobbys… peut-être pour garder son portefeuille ministériel…tout en gardant par ailleurs son « parc personnel » de transport sur terre comme sur mer pour le moins peu écologiste !…

Il n’en est pas encore à jouer les Donald Trump (pour qui les incendies de forêt sont dus aux arbres trop nombreux),

mais quand il renvoie la responsabilité de la dégradation écologique sur tous les citoyens sans distinctions… il s’en approche : et pourtant les pollutions des avions, des yachts, des géants des mers pour croisières et des grosses cylindrées ne sont pas comparables à celles des vieilles voitures des salariés pauvres.

Vraiment : « Hulot, quel culot ! »

Et ce n’est pas sa « déclaration de guerre » de ce dimanche matin contre Monsanto qui changera quoique ce soit à mon jugement …puisqu’elle n’intervient qu’après une condamnation par un tribunal américain de ce groupe à propos du glyphosate.

Je m’arrêterai là aujourd’hui, sachant que mon prochain carnet sera écrit à Villeneuve d’Ascq dans une semaine, avec, en attendant, dans ma tête, les paroles de 4 chansons de Jean Ferrat :

« la montagne » (mon dieu, qu’elle est belle),

« aimer à perdre la raison »,

« la France » …

sans oublier « Nuit et Brouillard » à l’heure où des nostalgiques des années 30 du 20ème siècle renaissent et prospèrent un peu partout en Europe…

La rentrée de septembre, à 10 mois des élections européennes et à 19 mois des élections municipales de mars 2020, sera lourde.

Il nous faudra réfléchir aux premières en espérant la renaissance d’un pôle social-démocrate entre messieurs Macron et Mélenchon.

Il me faudra bien sûr entrer dans la phase active de préparation des prochaines municipales pour éviter que des « jeux politiciens » ne remettent en cause les acquis de décennies de travail collectif … (et ce quel que soit la place que je déciderai d’y prendre et que j’annoncerai le 27 février 2019)

C’est le large rassemblement du « Camp du Progrès » qui a fait notre réussite et je n’entends pas le laisser se déliter au profit des ultras libéraux et des populistes…

Un outil pour cela : une association « Ensemble pour Villeneuve d’Ascq 2020 » que les citoyens qui partagent nos idées, valeurs et démarches pourront rejoindre sachant  » qu’il n’est pas nécessaire d’être d’accord sur tout pour bien travailler ensemble au service de notre ville et de ses citoyens ! »

A bientôt donc !

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