14 juillet : Mon intervention Place la République

Mesdames et Messieurs les représentants des corps constitués, locaux, départementaux, régionaux et nationaux,
Mesdames et Messieurs les responsables des Associations Patriotiques et leurs Porte-drapeaux,
Mesdames et Messieurs les dirigeants et militants associatifs de notre ville, ainsi que des conseils de quartier et du conseil des jeunes,
Mesdames et Messieurs les élus du Conseil Municipal, de la Métropole Européenne de Lille, du Conseil Départemental et du Conseil Régional,
Mesdames et Messieurs,
Chères concitoyennes et chers concitoyens,

Permettez-moi une nouvelle fois, en ce 14 juillet 2018, de vous redire mon plaisir  de vous retrouver ce matin, une fois encore, ici au pied de l’Arbre de la Liberté sur notre place de la République.

Vous le savez et nous le savons, mais je me dois chaque année de le répéter : notre Fête Nationale, le 14 juillet, c’est d’abord la fête de notre République.

C’est vrai partout en France. C’est peut-être encore plus vrai ici à VILLENEUVE D’ASCQ où nous célébrons le 14 juillet sur cette Place de la République et devant notre Arbre de la Liberté.

Redisons-le nous une fois de plus :

Célébrer le 14 juillet, c’est d’abord célébrer un moment fort de notre Histoire.

Célébrer le 14 juillet, c’est aussi mettre à l’honneur notre République.

Célébrer le 14 juillet, c’est enfin rappeler que la France a fait, depuis le début de la 3ème République, de cette date du 14 juillet, sa Fête Nationale.

Au delà en effet, du contenu même de la journée du 14 juillet 1789 et au-delà de ses conséquences pour notre pays, le 14 juillet est le symbole d’une intervention majeure et nouvelle du Peuple de France dans son Histoire et dans sa vie.

Avec la Révolution Française, à partir de ce 14 juillet et de la prise de la Bastille par les parisiens, c’est un peuple auparavant « sujet » qui a commencé à devenir enfin un peuple « acteur » de sa vie.

En ce sens, le 14 juillet 1789 est sans doute la première de « ces dates symboles » lors desquelles le peuple modifiera le cours des évènements et donc le cours de notre Histoire.

Oui, le 14 juillet 1789, c’est bien le peuple qui est entré en scène et en ce 14 juillet 2018, 229 ans plus tard, il est toujours bon qu’on se le rappelle.

Mesdames, Messieurs, Mes chers concitoyens,

le 14 juillet, c’est d’abord la fête de notre République, cette République qui est un peu comme l’air que l’on respire, quelque chose dont on ne se rend vraiment compte que  lorsqu’elle se raréfie…

En ces temps que nous vivons et qui résonnent d’intégrismes, d’intolérances, de violences et de désordres de langage, en particulier dans les réseaux internet, célébrer notre 14 juillet doit être plus que jamais l’occasion de nous rappeler que nous disposons, avec la République et la Démocratie, d’un bien d’autant plus précieux qu’il est trop rare dans le monde.

C’est un bien qui mérite qu’on se batte pour lui pour le préserver, pour l’enrichir, pour l’enraciner, pour le conforter… et d’abord au quotidien dans nos villes et quartiers.

La République n’est, en effet, pas seulement une forme de gouvernement.

C’est une éthique, une manière de voir le monde, un mouvement, une espérance. C’est la volonté de faire en sorte que les règles de la vie en commun soient élaborées par l’ensemble de celles et ceux auxquelles elles s’appliquent.

C’est l’exigence d’une Egalité par le respect des différences dans le cadre, bien sûr, de nos règles et valeurs communes, car pour nous Français, la Nation est liée à la République.

Cela nous donne des devoirs particuliers.

Cela aussi définit la Nation française « comme un peuple assemblé dans la volonté de vivre ensemble et de se construire ensemble ».

La Nation ne doit en effet pas se réduire à un  »je ne sais quel conglomérat de communautés soi-disant ethniques, religieuses, ou culturelles ». La Nation ne peut non plus se réduire à la juxtaposition de groupes autonomes, indifférents ou pire… hostiles.

Nous devons donc faire preuve d’une vigilance extrême pour refuser toute dérive communautaire qui accepterait des droits ou des devoirs particuliers pour des groupes particuliers dans la Nation, mais ce, en refusant aussi  toute dérive qui aboutirait à refuser le droit à l’appartenance à la Nation à celles et à ceux qui, vivant avec nous, nés à nos côtés, partagent nos valeurs, restent fiers de leurs origines et de leurs différences.

C’est tout l’enjeu de l’adéquation entre la nationalité en termes juridiques et l’appartenance  à la Nation en termes politiques, sociaux, sociétaux, culturels, citoyens et donc laïcs.

De ce point de vue aussi, la France, sa République, sa conception de la Nation, peuvent et doivent être un exemple pour une Europe en construction…, une Europe qui, avec certains, est malheureusement en début de déconstruction.

Enfin, et j’en terminerai par ce point, le 14 juillet, c’est aussi l’occasion de faire la fête,

parce que la fête fait partie de ces moments d’Unité du Peuple Français quand elle porte ce très beau nom de « fête populaire ».

La coupe du monde de football nous en a donné et, je l’espère, nous en donnera dimanche des exemples.

Oui, notre Fête Nationale est une grande fête populaire dans le sens le plus riche et le plus respectable du mot.

C’est une fête qui rassemble dans le plaisir d’être ensemble et de partager des moments de plaisir, des moments de joie, comme hier autour de notre traditionnel  et magnifique feu d’artifice tiré cette année aux sons de Mai 68 et ce, après un bal et des animations au LaM et dans ses jardins.

C’est une fête populaire comme ce matin avec la Cervoise dans notre parc urbain.

C’est une fête comme cet après-midi, à Concorde, avec un grand bal populaire dès 15 heures.

C’est une fête enfin, comme dans quelques minutes, en nous accompagnant jusqu’à la Villa Gabrielle pour partager le plaisir d’être ensemble.

Merci mes chères concitoyennes et mes chers concitoyens pour votre présence importante ce matin.

Que vive donc le 14 juillet !
Que vive notre République !
Que vive notre Fête Nationale !
Pour et dans la Paix,
pour et dans l’unité,
pour et dans notre rassemblement au nom de nos valeurs de Liberté, d’Egalité, de Fraternité et de Laïcité.

 

Gérard CAUDRON
Le 14 juillet 2018

 

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