Carnet du 1er septembre 2009

Dans mon carnet du 28 août, j’ai dit ma et notre feuille de route pour les 6 mois qui nous séparent de la date commémorative des 40 ans de notre ville. Elle est claire, précise, concrète et contraignante.

Aujourd’hui, jour de rentrée pour celles et ceux qui ont eu la chance de pouvoir prendre des vacances, je parlerai méthode, tout aussi clairement et sans langue de bois.

Durant 18 mois, j’ai travaillé près, voire parfois plus, de 80 heures par semaine, allant de front en front, de dossier en dossier, de manifestation en manifestation pour remettre la ville sur ses bon rails et roder ma nouvelle équipe.

Et j’ai connu le 4 juillet le fond de la fatigue… L’été m’ayant remis en forme, même sans vacances et malgré quelques menus soucis de divers ordres, j’entends organiser mon travail en me ménageant des « plages de repos », en m’appuyant davantage encore sur une belle équipe d’élues et d’élus dont chaque citoyen pourra apprécier encore plus les qualités de travail d’écoute et de présence.

Cette démarche était d’ailleurs, elle aussi, dans mes engagements de campagne pour une autre façon de faire de la politique, en sachant bien sûr, que je suis garant de notre projet, que j’impulse les initiatives et que je valide les propositions de décisions.

Je suis et je resterai toujours par ailleurs en contact direct avec tous les citoyens qui peuvent me rencontrer lors de mes permanences, m’envoyer des mails que je lis et que je « traite » dans l’heure qui suit (gcaudron@villeneuvedascq.fr), m’écrire à mon nom personnel avec la garantie que la lettre arrivera sur mon bureau.

J’étudie la pose de boîtes aux lettres spéciales à mon nom dans tous les lieux d’accueil municipaux ainsi que des permanences téléphoniques.

Enfin, concernant la question de mon temps de travail 6 jours sur 7, je privilégierai davantage encore le travail de fond sur dossiers (qui prend énormément de temps) sur des représentations ou passages furtifs ici et là, sans doute électoralement payantes, mais qui obligent à déléguer un travail de fond qui dans les périodes très difficiles que nous vivons est une condition première de la réussite des actions entreprises.

Et je le redis : quand je quitterai mes fonctions, mon envie n’est pas qu’on dise encore comme durant 24 ans, « on le voyait partout » mais « grâce à lui, depuis mars 2008, la ville va mieux, elle a retrouvé des couleurs, elle est propre, on y crée des emplois, on y construit des logements adaptés aux besoins des Villeneuvois… et les Villeneuvois ont retrouvé la fierté de leur ville, une grande et belle ville verte, animée, sportive et active, conviviale et citoyenne, jeune et volontaire, riche de services et équilibrée dans ses politiques et ses finances.

Bien sûr, pour y arriver, et compte tenu de la diversité sinon des contradictions des besoins et des envies, il faudra continuer toutes les formes de concertations à tous les niveaux basées sur 3 principes :

–         une information honnête, claire et transparente,

–         des discussions ouvertes,

–         des décisions prises en temps et en heure par ceux qui en ont pour cela le mandat.

Il n’y a pour y arriver ni « solution miracle » ni voie unique…. Il faut donc toutes les utiliser.

Mon principe concernant la promotion de la ville est clair : Il faut privilégier le « FAIRE » sur le « FAIRE SAVOIR » !…. et rompre définitivement avec une « com » aimées de beaucoup de politiciennes et politiciens que j’appelle :

« l’effet barbe à papa » : (on prend quelques grains de sucre, on remue le tout et on arrive à un volume conséquent… mais quand on croque dedans tout s’évanouit…)

Je n’ai pas besoin à ce stade d’illustrer mon propos… et j’invite mes adversaires de droite comme de gauche qui aimeraient avoir un avenir villeneuvois à méditer cette réflexion : « on ne gagne plus ainsi et pire, même si on gagne, on déçoit faute d’avoir fait ce que l’on a promis ».

Et quand il en est qui répondent à une demande pour réduire les nuisances d’un stade que leurs amis ont voté par l’évocation de problèmes de vie quotidienne ici ou là dans les quartiers, sans doute importants pour celles et ceux qui les vivent, ils ne grandissent pas « la politique ».

Et le fait qu’en politique, dans tous les camps « la méchanceté et la sottise font souvent bon ménage » n’y change rien !

A propos de politique justement, le week-end dans les médias ne nous a pas épargné le PS à « la Rochelle » et comme ce fut moins pire qu’avant, on en arrive à dire que ce fut mieux…

Soit ! Je veux bien…

il y aura des primaires… bien !

Le rassemblement est en marche … au moins dans le PS… car autour c’est autre chose… (confère les déclarations des Verts, des communistes et les silences de F Bayrou), mais ne boudons pas…. cela aurait pu être pire et Martine AUBRY s’en est bien sorti.

Reste à voir si elle réussira à faire en sorte que les futur(e)s président(e)s de Régions ne soient plus députés ou sénateurs… et cela dès 2010…

j’attends de voir…  sans trop d’illusions

Quant à l’écologie, il y a encore du chemin à faire pour concilier une relance économique avec l’urgence écologique, une fiscalité juste dans ses prélèvements et active dans ses effets.

Sur ce plan, une taxe carbone qui ferait payer les producteurs de polluants… OUI, mais qui fait payer les consommateurs qui n’ont pas d’autres choix… alors NON !

Ce serait tout simplement un nouvel impôt indolore pour les riches, douloureux pour les modestes et moyens revenus.

Somme toute, après La Rochelle, je serai tenté de dire à Martine AUBRY, une femme politique que j’estime et avec laquelle j’ai plaisir à travailler à LMCU : « A la Rochelle, le PS a gagné une bataille (sur lui même d’ailleurs) mais il n’a pas gagné la guerre » (en écho à une grande phase prononcé par un des plus grands français du 20 ième siècle en une période autrement plus difficile et avec des enjeux autrement plus lourds).

Et pour terminer sur ce point par un sourire à l’image de « Scout toujours », le principe d’une grande consultation nationale pour désigner son candidat à la mi 2011, (dans 2 ans) à peine décidé, Emmanuel VALS annonçait sa candidature…

 

« TOUT le malheur des Hommes vient de l’espérance ».

Albert CAMUS

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