
C’est en septembre 1942, dans le ghetto de Varsovie, Janusz Korczak accompagne les enfants de son orphelinat vers l’Umschlagplatz, d’où ils seront déportés vers le camp d’extermination de Treblinka.
Les nazis lui avaient proposé de rester en vie. Il refusa d’abandonner les enfants dont il avait la charge. Il aurait pu partir seul. Il choisit de rester avec eux jusqu’au bout.
Cette photographie, devenue l’une des images les plus poignantes de la Shoah, ne montre pas seulement une marche vers la mort. Elle témoigne aussi d’une fidélité absolue : celle d’un homme qui, jusqu’au dernier instant, demeura auprès des enfants qui lui avaient été confiés. Janusz Korczak, médecin, pédagogue et écrivain, avait consacré sa vie à défendre la dignité et les droits de l’enfant. Dans les circonstances les plus inhumaines, il n’abandonna pas cet engagement.
Se souvenir de cette marche, c’est se souvenir de ces enfants. De leurs noms, de leurs visages, de leur humanité. Et de ceux qui, comme Korczak, refusèrent de les laisser seuls.






Tout au long de ma vie, j’ai aimé écrire et ce, depuis 1960.