
Pour rester, avec ce 906ème carnet, dans la « continuité » du 905ème publiésous le titre ; « Chronique d’une fin annoncée »,alors que, dans une semaine, une fin sera déjà non plus » annoncée » mais « arrivée » … depuis 2 mois, après l’élection, qui m’a réjoui, de mon successeur Sylvain ESTAGER à la fonction de Maire le 28 mars dernier, suivie le 10 avril de « mon retour » au milieu de l’hémicycle de la MEL avec donc là « un saut en arrière » de 37 ans…, dans « la continuité » de cette fin annoncée , disais-je, mais avec un sourire serein pour bien tout relativiser, on m’autorisera à « dévoiler » quelques questions que les citoyen(ne)s me posent quand elles et ils me rencontrent lors d’une de mes promenades dans le parc urbain ou dans un magasin où je fais mes courses alimentaires…, d’où le titre aujourd’hui de mon carnet 906 , vu la fréquence de ces questions : « Souvent on me demande »...
Celle qui revient le plus souvent avec d’ailleurs comme une petite gêne de la part de celle ou de celui qui me la pose : « mais comment doit-on vous appeler maintenant que vous n’êtes plus Maire ? » une question suivie d’une réponse de ma part qui est toujours la même : c’est comme vous voulez…, monsieur Caudron, monsieur (tout court), Gérard (pourquoi pas ) et même « monsieur le Maire » étant « Maire Honoraire » de par une décision en 2002 de Monsieur le Préfet… il y a donc maintenant déjà 24 ans, ce qui , par parenthèse , m’a valu une « exception de plus », celle , durant 18 ans, d’être à la fois Maire Honoraire et Maire en exercice …, ce qui n’est en effet pas banal mais compréhensible quand on compte 50 ans de mandats dont 42 de Maire …au milieu de 63 ans d’activités professionnelles ou électives… ayant commencé à travailler à la Trésorerie Générale de l’Aisne à Laon le 1 septembre 1963..
Autre chose que l’on me demande : Arrivé au « commencement de la fin » de votre vie publique, (pas tout à fait terminée puisqu’encore Conseiller Municipal de Villeneuve d’Ascq et Conseiller à la MEL…) quel jugement, au fond de vous-même, portez-vous sur votre vie ?
Là encore, j’en ai déjà souvent donné ma réponse, mais c’est ainsi, il est des réponses qu’on n’entend pas tant que la question ne se pose pas … vraiment
– sur le plan privé, j’aibeaucoup de regrets d’avoir trop souvent délaissé mes proches (et parfois même des remords).
– sur le plan public, j’ai le sentiment « d’avoir fait des choses du mieux possible »pour ma Ville, pour mes valeurs et donc pour mes concitoyens, d’avoir tenu mes promesses et d’avoir été fidèle à mes engagements sans trahir ni mentir (ce qui est de plus en plus rare dans le monde politique.
D’où une troisième demande que l’on me formule souvent : « mais comment peut-on durer aussi longtemps ? quelles qualités faut-il pour cela ? ». Ma réponse est simple : il faut
– être fidèle à ses valeurs
– ne jamais se vendre à qui que ce soit et quel que soit le prix qui vous en est offert.
– et surtout « aimer les gens » … aimer et savoir les écouter… chercher réellement des solutions aux problèmes posés… se sentir ressourcé quand on est au milieu d’eux…
La preuve en est que, même si je n’ai plus le mandat de Maire, on continue à me rencontrer dans de nombreuses manifestations… ce qui n’est déjà plus le cas de nombreux élus il y a à peine 2 mois (suivez mon regard !)
Avec donc, pour en terminer après 3 principales questions récurrentes…, une quatrième question très fréquente même si elle n’a pas vraiment de sens vu qu’elle ne peut pas se poser :
« Et si c’était à refaire ? » le referiez-vous ?
Dans ce cas-là, comme on dit :« je botte en touche »en répondant d’abord que de toute façon » on ne peut pas refaire sa vie » avec quand même au fond de moi, pour être honnête, l’idée que j’aurais pu faire autre chose de ma vie en évitant ainsi , comme aujourd’hui , de devoir « vivre une fin » trop tard pour en avoir effectivement encore une autre à vivre encore…sinon , heureusement quand même , au sein de mon couple et pas trop loin de mes trois enfants quand on sent, en plus, comment « on disparait rapidement des écrans et des cœurs »… Surtout d’ailleurs de la part de ceux qui vous doivent le plus…, il est, je l’avoue, maintenant à la Mairie comme à la MEL, des moments où je me sens étranger, avec l’impression de n’être plus.
Alors, malgré tout, quand on m’entend ainsi répondre à cette quatrième question, une autre ne manque pas même si elle n’est pas formulée : « qu’en sera-t-il de votre place durant les 6 ou 7 ans à venir ? »
Après avoir laissé tomber, avec un rien de lassitude, un petit « bof « … je dois formuler une réponse plus précise vu les engagements que j’ai pris d’être encore utile :
« Tant que je vivrai, je me battrai pour mes idées, pour mes valeurs Républicaines de Liberté, d’Égalité, de Fraternité, de Laïcité contre tous les périls qui menacent l’avenir de nos enfants, ainsi que pour défendre « la place de Villeneuve d’Ascq » sur le podium que j’ai contribué » à l’y hisser avec l’aide et l’engagement de tous les acteurs villeneuvois durant 50 ans.
Le ferai-je dans les couloirs anonymes de la MEL ou même de la Mairie ?
Si c’est absolument nécessaire… alors OUI…
Mais si cela ne sert qu’à contribuer à me fragiliser d’un point de vue moral… et donc de santé…, je continuerai à me battre autrement pour tout ce qui a fait ma vie…par mes présences là où elles seront nécessaires, mes témoignages de tous ordres et bien sûr mes écrits… (ce qui n’étonnera personne)
C’est donc ce qui se passera dans l’avenir qui me dictera ma et mes décisions finales…. L’important, ai-je toujours dit, ce sont les objectifs pour lesquels il faut absolument tout faire pour les atteindre… « les outils » pour se faire… quel qu’ils soient… passent après….
Si les femmes et les hommes politiques d’aujourd’hui en étaient encore conscients en France et dans le Monde « on n’en serait pas là où ils nous y ont mis ! »Je ne suis certes pas « à leurs niveaux », mais au très modeste niveau où je resterai, il n’est pas question que je change de comportement pour mes valeurs et mes idées de Social-Démocrateainsi que pour Villeneuve d’Ascq !






Tout au long de ma vie, j’ai aimé écrire et ce, depuis 1960.