Ce matin, Villeneuve d’Ascq n’a pas seulement installé un Conseil Municipal.
Elle a traversé un moment d’histoire, de mémoire et de transmission.
D’abord, le silence.
Une minute pour Saliha Khatir.
Une minute pour Maryse Godart.
2 absences. 2 visages. 2 engagements qui restent.
Puis la Démocratie, la vraie : solennelle, parfois tendue, jamais anodine.
L’élection de Sylvain Estager comme Maire de Villeneuve d’Ascq.
Et ce geste républicain, simple et immense à la fois : la transmission de l’écharpe tricolore.
Il y a des instants où un tissu pèse plus lourd qu’un discours. Parce qu’il porte une ville. Parce qu’il porte une histoire. Parce qu’il dit, sans un mot, qu’un relais est pris.
Et puis il y a eu l’émotion.
Au moment où Gérard Caudron, notre Maire honoraire a quitté la salle.
Une émotion vraie.
Une ovation qui disait plus qu’un hommage : une empreinte.
Pour ma part, j’ai été élue 15e adjointe. Je le reçois avec fierté. Avec gravité.
Avec reconnaissance aussi.
J’ai pensé à mes parents.
À leur présence. À leur pudeur. À cette fierté silencieuse qui dit parfois plus que tous les discours.
Et sous le regard de Marianne, j’ai pensé à ceci :
un mandat n’est pas un décor. C’est une charge. Un devoir.
Une promesse faite aux habitants.
On m’a demandé si mon tailleur violet parlait de mon prénom ou des droits des femmes.
J’ai répondu : les deux.
Parce qu’il y a des couleurs qui vous résument.
Aujourd’hui, je ne retiens ni le bruit, ni les postures.
Je retiens l’essentiel : la mémoire, la transmission, la responsabilité.
Et cette exigence simple : être à la hauteur.
Je mesure l’ honneur. Je n’ oublie pas le devoir.
Violette Salanon






Tout au long de ma vie, j’ai aimé écrire et ce, depuis 1960.