{"id":8139,"date":"2021-04-12T10:12:00","date_gmt":"2021-04-12T08:12:00","guid":{"rendered":"http:\/\/www.gcaudron.com\/?p=8139"},"modified":"2021-04-12T10:56:04","modified_gmt":"2021-04-12T08:56:04","slug":"carnet-n655-du-12-avril-2021","status":"publish","type":"post","link":"http:\/\/www.gcaudron.com\/?p=8139","title":{"rendered":"Carnet n\u00b0655 du 12 avril 2021"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>\u00a0\u00bb&nbsp;Vivre c\u2019est ne pas se r\u00e9signer \u00a0\u00bb (Albert Camus)<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Il y a une semaine, le 6 avril, je terminais ainsi mon 654<sup>\u00e8me<\/sup>carnet&nbsp;: \u00ab&nbsp;je n&rsquo;en dirai pas davantage m\u2019interrogeant m\u00eame sur l\u2019utilit\u00e9 de continuer \u00e0 \u00e9crire un carnet\u2026<\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp; &nbsp; Les 6 jours derniers \u00e9coul\u00e9s m\u2019ont confirm\u00e9, au moment de prendre ma plume pour pr\u00e9parer mon 655<sup>\u00e8me<\/sup>&nbsp;carnet, que les jours pass\u00e9s sont rest\u00e9s, plus que jamais, sous le signe de ce qui m\u2019a conduit \u00e0 faire le choix de mes 6 derniers titres&nbsp;: \u00ab\u00a0<\/strong>Comme un parfum de fin d&rsquo;un monde \u00ab\u00a0, \u00ab&nbsp;Un jour sans fin&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;Edge of tomorrow&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;Tomber de Charybde en Scylla&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;Entre les ailes d\u2019Icare&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;Le mythe de Sisyphe&nbsp;\u00bb\u2026,<\/p>\n\n\n\n<p><strong>6 jours \u00e0 l\u2019image de 6 semaines,\u00a0<\/strong>faits de chiffres plus contradictoires les uns que les autres, de d\u00e9clarations multiples et vari\u00e9es du m\u00eame type, de visites de ministres un peu partout \u00e0 travers la France, entour\u00e9s de collaborateurs, de personnalit\u00e9s, d\u2019\u00e9lus et de m\u00e9dias, de \u00ab\u00a0consultation bidon des Maires\u00a0\u00bb\u00a0autant de \u00ab\u00a0spectacles\u00a0\u00bb tout \u00e0 fait contraires aux r\u00e8gles sanitaires qui sont impos\u00e9es \u00e0 tous les autres citoyen(ne)s, des r\u00e8gles que personnellement je respecte pour le couvre-feu (sauf pour nos Conseils Municipaux et les\u00a0Conseils de la MEL) et bien s\u00fbr en ne m\u2019\u00e9loignant jamais de mon domicile au-del\u00e0 des 10 km \u00e9dict\u00e9s (m\u00eame si je me demande aussi pourquoi 10 km\u00a0?).<\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00a0C\u2019est alors ainsi que durant ces jours pass\u00e9s,\u00a0l\u2019id\u00e9e m\u2019est venue de consacrer l\u2019essentiel de mon carnet \u00e0 un \u00e9crivain, philosophe et \u00ab\u00a0homme pour l\u2019\u00e9ternit\u00e9\u00a0\u00bb qui m\u2019a, \u00e0 ce jour, accompagn\u00e9 durant plus de 60 ans, Albert Camus\u00a0<\/strong>dont j\u2019ai lu durant ma vie l\u2019essentiel de ses \u0153uvres, en partageant l\u2019essentiel de ses valeurs et de ses id\u00e9es depuis que je l\u2019ai d\u00e9couvert \u00e0 l\u2019\u00e2ge de 15 ans dans mon Lyc\u00e9e Public de Laon non pas en cours, mais durant des rencontres organis\u00e9es par l\u2019aum\u00f4nerie catholique au cours desquelles un jeune pr\u00eatre, motard de surcroit, nous faisait r\u00e9fl\u00e9chir et d\u00e9battre des \u0153uvres de Jean-Paul Sartre et d\u2019Albert Camus\u2026<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Albert Camus, n\u00e9 en Alg\u00e9rie le 7 novembre 1913, mort le 4 janvier 1960 dans un accident de voiture,&nbsp;<\/strong>\u00e0 une \u00e9poque donc o\u00f9 les accidents de voiture tuaient 3 fois plus qu\u2019aujourd\u2019hui chaque ann\u00e9e,<\/p>\n\n\n\n<p>Albert Camus qui, au cours de sa courte vie, a beaucoup \u00ab&nbsp;produit&nbsp;\u00bb en tant qu\u2019\u00e9crivain, philosophe, romancier, dramaturge, essayiste, nouvelliste, journaliste \u00e0 \u00ab\u00a0Combat\u00a0\u00bb,&nbsp;<strong>dont toute l\u2019\u0153uvre d\u00e9veloppe un humanisme fond\u00e9 sur \u00ab&nbsp;l\u2019absurde&nbsp;\u00bb de la condition humaine et la r\u00e9volte comme r\u00e9ponse \u00e0 l\u2019absurde.<\/strong><br><\/p>\n\n\n\n<p><strong>S\u2019il est d\u2019abord un t\u00e9moin de son temps&nbsp;<\/strong>en lutte contre les id\u00e9ologies et les abstractions qui d\u00e9tournent de\u00a0\u00bb l\u2019humain \u00ab\u00a0, ce qui le fait s\u2019opposer au marxisme, au stalinisme et donc rompre d&rsquo;avec Jean-Paul Sartre,<\/p>\n\n\n\n<p><strong>s\u2019il a re\u00e7u en 1957 un Prix Nobel de Litt\u00e9rature m\u00e9rit\u00e9,&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>il restera pour moi \u00ab&nbsp;un homme pour l\u2019\u00e9ternit\u00e9&nbsp;\u00bb dont la pens\u00e9e,&nbsp;<\/strong>et je pense le montrer avec ses nombreuses citations que je reprends dans mes carnets,<strong>&nbsp;est toujours d\u2019actualit\u00e9, d\u2019o\u00f9 ma qualification&nbsp;<\/strong><strong>\u00ab&nbsp;d\u2019\u00e9ternit\u00e9&nbsp;\u00bb<\/strong>&nbsp;vues les analyses que je fais moi-m\u00eame en ce d\u00e9but de 21<sup>\u00e8me<\/sup>&nbsp;si\u00e8cle, 90 ans apr\u00e8s ses premiers \u00e9crits et plus de 60 ans apr\u00e8s ses derniers\u2026<\/p>\n\n\n\n<p><strong>S\u2019il est d\u2019abord connu et reconnu par et pour ses romans, et ses essais\u00a0<\/strong>dont \u00ab\u00a0L\u2019\u00e9tranger\u00a0\u00bb (1942), \u00ab\u00a0Le mythe de Sisyphe\u00a0\u00bb, \u00ab\u00a0La peste\u00a0\u00bb (1947), \u00ab\u00a0L\u2019homme r\u00e9volt\u00e9\u00a0\u00bb (1951), \u00ab\u00a0La chute\u00a0\u00bb (1956), \u00ab\u00a0Caligula\u00a0\u00bb (1958),<strong>\u00a0il ne faut pas oublier ses 3 carnets, qui regroupent\u00a0<\/strong>9 cahiers mis en forme et publi\u00e9s par Roger Quillot (que j\u2019ai aussi bien connu \u00e0 Clermont Ferrand), <strong>des carnets qui couvrent pratiquement toute sa vie\u00a0<\/strong>et que Roger Quillot a publi\u00e9 apr\u00e8s sa mort,<\/p>\n\n\n\n<p>le carnet I de mai 1935 \u00e0 f\u00e9vrier 1942, le carnet II de f\u00e9vrier 1942 \u00e0 mars 1951, le carnet III de mars 1951 \u00e0 d\u00e9cembre 1959.<br><\/p>\n\n\n\n<p>Il d\u00e9montre ainsi d\u2019ailleurs \u00ab&nbsp;entre autre&nbsp;\u00bb que si \u00ab&nbsp;le temps n\u2019existe (surement )&nbsp;pas&nbsp;\u00bb \u00e0 l\u2019\u00e9chelle de l\u2019Univers et qu\u2019il tout \u00e0 fait relatif \u00e0 l\u2019\u00e9chelle de l\u2019Homme, il l\u2019est davantage encore au niveau de chaque individu, et ce, \u00e0 travers une \u0153uvre \u00ab&nbsp;\u00e9clat\u00e9e&nbsp;\u00bb y compris entre ses temps d\u2019\u00e9criture et ceux de ses publications.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Un exemple parmi de multiples autres&nbsp;<\/strong>avec cette citation tir\u00e9e de \u00ab&nbsp;La Mort Heureuse&nbsp;\u00bb \u00e9crit en 1938 et publi\u00e9e en 1971:<\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00ab&nbsp;Il faut du temps pour \u00eatre heureux. Le bonheur est lui aussi une longue patience. Nous usons notre vie \u00e0 gagner de l\u2019argent alors qu\u2019il faudrait, par l\u2019argent, gagner son temps\u2026&nbsp;\u00bb<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; &nbsp; Dans tous ses \u00e9crits durant plus de 25 ans, il \u00e9voque ce qui se passe autour de lui, y compris dans \u00ab&nbsp;son Alg\u00e9rie&nbsp;\u00bb qui le d\u00e9chire, la vie de l\u2019\u00e9crivain qu\u2019il est , son travail, sa famille ,ses engagements, ses difficult\u00e9s et ses doutes (dont il dit que les doutes sont ce que nous avons de plus intime), \u00ab&nbsp;les constats d\u2019un homme qui doute de l\u2019incompr\u00e9hension qu\u2019il rencontre&nbsp;\u00bb,<\/p>\n\n\n\n<p><strong>des \u00e9crits riches de diversit\u00e9s et de contrastes, de r\u00e9flexions optimistes ou am\u00e8res, une \u0153uvre dans laquelle je me suis toujours retrouv\u00e9&nbsp;<\/strong>et que Roger Quillot a contribu\u00e9 \u00e0 faire conna\u00eetre dans sa pl\u00e9nitude, lui ,Roger Quillot ,qui fut Ministre socialiste&nbsp;, S\u00e9nateur et surtout Maire de Clermont Ferrand qui aimait \u00e0 dire sa fiert\u00e9<strong>&nbsp;\u00ab&nbsp;d\u2019avoir recousu sa ville&nbsp;\u00bb&nbsp;<\/strong>(comme j\u2019ai peut-\u00eatre l\u2019immodestie de penser que j\u2019ai contribu\u00e9, durant 45 ans, \u00e0 \u00ab&nbsp;coudre&nbsp;\u00bb la mienne\u2026)<br><\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp; Albert Camus, \u00ab&nbsp;un homme pour l\u2019\u00e9ternit\u00e9&nbsp;\u00bb, ses r\u00e9flexions optimistes ou am\u00e8res, toujours de bon sens et d\u2019actualit\u00e9 quand il nous dit&nbsp;:<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Si un homme \u00e9choue \u00e0 concilier justice et libert\u00e9, il \u00e9choue \u00e0 tout&nbsp;\u00bb,<\/p>\n\n\n\n<p><strong>quand il rappelle ce qu\u2019il&nbsp; a connu (et que j\u2019ai connu enfant&nbsp;)&nbsp;:&nbsp;<\/strong>\u00ab&nbsp;la diff\u00e9rence entre la pauvret\u00e9 financi\u00e8re&nbsp;et la mis\u00e8re que connaissent tant d\u2019hommes et de femmes aujourd\u2019hui, la mis\u00e8re dont il est plus&nbsp;difficile de s\u2019\u00e9chapper que de la pauvret\u00e9\u00bb,<\/p>\n\n\n\n<p><strong>quand aussi il ne cache pas ses doutes en d\u00e9clarant un jour \u00ab&nbsp;qu\u2019il se force \u00e0 \u00e9crire ce journal&nbsp;\u00bb<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>et \u00e0 propos de la politique,&nbsp;<strong>\u00ab&nbsp;cette gauche dont je faisais partie malgr\u00e9 moi et malgr\u00e9 elle&nbsp;\u00bb,<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>avec dans \u00ab\u00a0La Chute\u00a0\u00bb en 1956 son affirmation \u00ab\u00a0qu\u2019il est plus facile de mourir de ses contradictions que de les vivre\u00a0\u00bb,<\/p>\n\n\n\n<p><strong>ajoutant ailleurs \u00ab&nbsp;qu\u2019il n\u2019y a pas d\u2019amour de vivre sans d\u00e9sespoir de vivre&nbsp;\u00bb.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Je me reconnais enfin dans ce qu\u2019il avait \u00e9crit alors \u00e2g\u00e9 d\u2019\u00e0 peine plus de 40 ans, \u00ab&nbsp;moi dont les 76 ans ont sonn\u00e9 \u00e0 l\u2019horloge&nbsp;\u00bb :<\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00ab&nbsp;Alors que dans la journ\u00e9e le vol des oiseaux para\u00eet toujours sans but, le soir ils semblent retrouver une destinations.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Ainsi peut-\u00eatre au soir de ma vie\u2026&nbsp;&nbsp;<\/strong><strong>(mais) y-a-t-il un soir de la vie&nbsp;?&nbsp;\u00bb<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Lui s\u00fbrement pas\u2026 vu qu\u2019une route de l\u2019Yonne n\u2019a pas attendu ce soir l\u00e0\u2026 mais moi&nbsp;sans doute\u2026<\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp; &nbsp;J\u2019en resterai l\u00e0 pour aujourd\u2019hui en esp\u00e9rant n\u2019avoir pas trop d\u00e9\u00e7u celles et ceux qui me lisent et qui attendaient&nbsp;<\/strong>sans doute autre chose aujourd\u2019hui\u2026 vu ce que \u00ab&nbsp;les temps&nbsp;\u00bb (et les soi-disant \u00ab&nbsp;Ma\u00eetres des horloges&nbsp;\u00bb) nous imposent de vivre\u2026&nbsp;<br><\/p>\n\n\n\n<p>et donc, \u00e0 leur intention quand&nbsp;m\u00eame, je terminerai ce carnet par&nbsp;un texte vieux de 74 ans, tir\u00e9 de son roman \u00ab&nbsp;La Peste&nbsp;\u00bb&nbsp;qu\u2019on pourrait republier en l\u2019\u00e9tat dans la \u00ab&nbsp;p\u00e9riode&nbsp;\u00bb que nous vivons&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00ab&nbsp;Le fl\u00e9au n\u2019est pas \u00e0 le mesure de l\u2019Homme. On se dit que c\u2019est un mauvais r\u00eave qui va passer. Mais il ne passe pas toujours et de mauvais r\u00eave en mauvais r\u00eave, ce sont les Hommes qui passent. Ils continuaient \u00e0 faire des affaires, ils pr\u00e9paraient des voyages et ils avaient des opinions.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Comment auraient-ils pens\u00e9 \u00e0 la peste qui supprime l\u2019avenir, les d\u00e9placements et les discussions&nbsp;?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Ils se croyaient libres mais personne ne sera jamais libre tant qu\u2019il y aura des fl\u00e9aux.&nbsp;\u00bb<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>\u00a0\u00bb&nbsp;Vivre c\u2019est ne pas se r\u00e9signer \u00a0\u00bb (Albert Camus) Il y a une semaine, le 6 avril, je terminais ainsi mon 654\u00e8mecarnet&nbsp;: \u00ab&nbsp;je n&rsquo;en dirai pas davantage m\u2019interrogeant m\u00eame sur l\u2019utilit\u00e9 de continuer \u00e0 \u00e9crire un carnet\u2026 &nbsp; &nbsp; Les 6 jours derniers \u00e9coul\u00e9s m\u2019ont confirm\u00e9, au moment de prendre ma plume pour pr\u00e9parer mon &hellip; <\/p>\n<p><a class=\"more-link btn\" href=\"http:\/\/www.gcaudron.com\/?p=8139\">Continue reading<\/a><\/p>\n","protected":false},"author":3,"featured_media":8140,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[],"class_list":["post-8139","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-carnets","item-wrap"],"_links":{"self":[{"href":"http:\/\/www.gcaudron.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/8139","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"http:\/\/www.gcaudron.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"http:\/\/www.gcaudron.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.gcaudron.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.gcaudron.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=8139"}],"version-history":[{"count":2,"href":"http:\/\/www.gcaudron.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/8139\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":8143,"href":"http:\/\/www.gcaudron.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/posts\/8139\/revisions\/8143"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"http:\/\/www.gcaudron.com\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/media\/8140"}],"wp:attachment":[{"href":"http:\/\/www.gcaudron.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=8139"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.gcaudron.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcategories&post=8139"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"http:\/\/www.gcaudron.com\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Ftags&post=8139"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}